Des difficultés pour une anarchiste à se faire respecter des hommes qu’elle aime et qui l’aiment pourtant eux aussi.

 Pour comprendre un peu ce qui va suivre, vous feriez bien de lire mon précédent article : https://carolinehuens.wordpress.com/2015/01/22/changeons-de-paradigme/

Voici le premier message que Zébulon m’a envoyé sur Facebook après m’avoir annoncé  au saut du lit qu’il n’était pas bien avec moi, qu’il ne m’aimait pas, qu’il ne pensait pas pouvoir un jour m’aimer assez pour s’engager avec moi, et donc, qu’il me quittait et qu’il me rendait la clef de mon appartement. La suite est toute la colère et la tristesse d’une femme blessée et furent les premiers jours d’une semaine éprouvante de gestion de crise.

Je suis comme le personnage féminin de ce film, à faire de la politique avec mon cul… et de tout mon cœur! 😉

Un peu comme Elisabeth Depardieu dont je me souviens que de quelques couplets de son disque perdu, il y a des jours où :

Bonne lecture ! 🙂

15/01/2015 17:34

Zébulon

Je me doute de ton état et j’en ai mal pour toi, pour moi…. Je ne fais qu’une brève apparition pour te laisser à tes émotions que toi tu accueilles beaucoup mieux que moi même si là en t’écrivant….. pffffff….. Juste pour te dire que ce que je lis sur ton mur me conforte dans l’idée que tu es bien plus grande et bien plus « belle » que Gulliverte….. Sorry de l’affreux et méchant lâche que je suis…. Et pardon aussi….

15/01/2015 17:46

Caroline Huens

Oui Zébulon, nous allons en baver, on n’y échappera pas. Et nous savons tous deux pourquoi cela sera plus facile pour moi et qu’il est juste et logique que cela soit plus facile pour moi… Et, bien entendu, tu sais que cela fait partie de « ma réparation » le fait que je ne puisse pas t’accorder mon pardon dans l’immédiat mais que dans le futur si tu te manges convenablement ma colère il sera possible. J’ai confiance en toi et te le dire est encore une « réparation » et cela te fait souffrir….putain, encore le paradoxe!

15/01/2015 18:05

Zébulon

Je te dis presque merci de cette souffrance que tu m’infliges car elle me fait un peu de bien aussi….. J’ai mal, j’ai honte, je pleure…. C’est sans doute un peu ça être vivant non???? C’est malheureux vraiment que ce n’est que dans la douleur que je me » connecte » un peu….. Pardon de ne pas pouvoir me connecter au bonheur mais pour l’instant, rien que l’évocation m’en donne le vertige et me fait pleurer…..

15/01/2015 20:03

Caroline Huens

Voici ce que j’ai écrit à un ami: « Je suis dans un entre-deux. Je ne sais pas encore ce que mon corps et ma tête veulent. Me bourrer la gueule et très certainement me répandre en larmes et en invectives, ou ne pas vouloir y penser en me vidant la tête devant un navet ou un jeu style mahjong, ou analyser froidement, ou me vider la colère pour blesser Zébulon en allant m’inscrire aussi sec sur r-d-v et le lui dire, publier mes photos de nu, enfin, faire ma peste pour le faire souffrir encore plus qu’il ne souffre. Bref, Il est clair que je suis en état de choc et que je refuse encore de me plonger dans la douleur et de me dire « Plus jamais ceci, plus jamais cela, je ne ferai plus jamais l’amour avec lui, je ne verrai plus ses filles, ses sœurs, ses ami(e)s, je ne me baladerai plus jamais dans les bois et les champs d’Erqueline, je ne caresserai plus jamais son chat, ni ne donnerai à manger aux ânes de son jardin… Bon, là, tu vois, je fais l’effort d’y penser car je devrai y passer, mais c’est un effort que je n’ai pas encore le courage de faire vraiment…. pffff…. »

15/01/2015 20:23

Zébulon

Bordel « d’info » de merde avec trois mort à Verviers, ce qui me laisse peu de temps…..

Je comprends très bien le fond de ta pensée et, évidemment. J’espère juste que tu pourras bien prendre « soins de toi » et ne surtout pas te mettre en danger…. Et surtout ne me ménage pas si tu sens le besoin de me « rentrer » dedans, surtout si cela te soulage. L’envie de boire pour me bourrer la gueule, de m’acheter des clopes, de m’assoir et de crier, de frapper dans les murs m’habite aussi mais cela me regarde et je n’ai pas à te faire porter cela, ce serait vraiment le comble…. Nos ballades, les expos, les musées, nos jeux, l’ouverture sur un monde qui m’était presque inconnu me manque déjà énormément et j’évite d’y penser trop moi aussi…. Et le pain sec que nous avions gardés, les ânes s’en passerons encore un bon moment tant leur vision me sera douloureuse pendant certainement un bon moment….

15/01/2015 20:30

Caroline Huens

Et tu te prendras dans la gueule, j’espère aussi, le fait que j’aurai encore besoin pendant je ne sais pas combien de temps de pleurer dans tes bras et avec toi pour ce gâchis, ce que les autres enfoirés de bêtes lâches et méchants ne m’ont jamais permis de faire car cela leur faisait trop maaaaaaâââl de me voir souffrir. Ce qui est, aussi, l’un des plus gros reproches que je leur fais.

15/01/2015 20:35

Zébulon

C’est fou comme dans la descente, en quelques mots, tu fais de moi un « vrai » humain et non plus un humanoïde pfffffff…. Bien sûr que je « reste » là si tu en a besoin….

15/01/2015 20:39

Caroline Huens

Je vais certainement jouer avec tes pieds, t’appelant à l’aide et t’envoyant chier simultanément, mais cela fera partie du processus.

  • jeudi

15/01/2015 23:54

Caroline Huens

Voici la chanson que je risque de chanter à mes fils…. en remplaçant les mots « femmes » par les mots « hommes », bien évidemment https://www.youtube.com/watch?v=xxc5t3nv2vg

Serge Reggiani – Les mensonges d’un père à son fils

http://www.youtube.com

Les mensonges d’un père à son fils Le temps, petit Simon Où tu m’arrivais à la taille Ça me semble encor’ tout à l’heure Mais déjà tu m’arrives au coeur Pour…

16/01/2015 00:02

Zébulon

Avec le peu de concentration dont je suis capable d’ici et maintenant je trouve la deuxième magnifique….. Désenchantée certainement aussi, et c’est sans doute pour cela….

16/01/2015 00:04

Caroline Huens

Oui, elle est magnifique et ce soir, je ne peux pas vraiment dire que je suis d’un enthousiasme et d’un optimisme débordant non plus…

16/01/2015 00:05

Zébulon

Je sais….

16/01/2015 00:33

Zébulon

Je sais aussi que ta nuit sera exécrable et douloureuse et que les montagnes russes, dans ce cas, rendent malades mais j’espère que tu trouveras un peu de calme et de repos dans la tempête présente….

16/01/2015 00:42

Caroline Huens

Ben moi, je ne l’espère pas et je n’espère pas que cela te sera possible non plus et pas seulement cette nuit mais pour encore un paquet de nuits et de jours aussi… Pas que je ne me le souhaite pas ni à toi, mais je sais que le calme et le repos n’est pas vraiment possible Zébulon, ni vraiment souhaitable, surtout dans les moments difficiles, d’autant plus dans les ruptures. Enfin, je sais que tu sais que je sais que tu sais…

16/01/2015 02:00

Zébulon

Ca ne le sera pas….

Ni calme ni repos en effet ne me semble vraiment envisageable mais c’est à moi de gérer…. Et en effet, le calme et le repos ne pourraient que me conduire au fond de la grotte, de ma grotte. Et ça, rien que de l’écrire m’est affreusement difficile….

16/01/2015 02:14

Caroline Huens

Bon, je vais tout de même aller m’étendre et éteindre mon pc. Une petite remarque ironique avant, c’est ça le pire, tu me quittes aussi pour être plus tranquille et cela ne sera pas le cas… mais pffff, là tu peux, pour ce soir, aller te faire foutre dans ta triste solitude puisque tu la préfères à l’interdépendance effrayante, étouffante, ou quel que soit le nom et l’image que tu pourrais lui donner!

16/01/2015 02:22

Zébulon

Je ne sais que te répondre tant tu vises juste…. Je sais très bien que je ne trouverai pas la tranquillité dans la solitude mais là au moins je ne peux faire du mal qu’à moi-même…. Te faire du mal à toi ne m’est pas tolérable…. Tu vois le paradoxe hein…

16/01/2015 02:33

Caroline Huens

Oui, parce que le seul mal que tu puisses me faire c’est de ne pas vouloir partager avec moi ton « intranquillité », tes peines et douleurs, ni de partager les miennes. Que tu sois triste, ou désespéré ou en colère à mes côtés ne me rendrais pas heureuse mais, sereine sur le fait que tu préfères me les confier à moi que de les cacher à tous/toutes, ou d’essayer de les cacher, ou d’essayer de ne plus l’être en te réfugiant dans ta grotte. Qu’est-ce que tu veux que je te dise, tu t’en rendras compte tout seul, que seul, tu n’as aucune chance, je crois, de retrouver jamais la tranquillité, mais en sus, seul, tu n’as aucune chance de te trouver et de trouver ta place. Là aussi, c’est paradoxal. Il faut se trouver pour pouvoir partager, mais on ne peut se trouver sans jamais partager.

16/01/2015 02:42

Zébulon

Oui Caro, je comprends très bien mais là je ne sais plus Et pour te paraphraser, je sais que tu sais que je sais que tu sais…… Et ce soir, mon esprit n’est vraiment pas clair et je ne trouve pas le fil….. Je suis disons dans la panade et je crois que je vais aussi aller m’étendre. Pour le sommeil, c’est autre chose mais à raison, tu t’en fous royalement.

16/01/2015 02:42

Zébulon

Et c’est bien logique……

16/01/2015 02:47

Caroline Huens

Le pire c’est que ce n’est évidemment pas vrai mais que j’ai besoin de te l’envoyer à la gueule parce qu’un jour cela le sera. Je trouve cela lamentable, et crétin. Pas que tu sois mal à mes côtés, pas que tu me le dises, mais que là, voilà, les seules personnes que nous aimerions voir sont les seules personnes que nous ne devrions pas voir, n’est-ce pas? Peut-être pas, en fait, je n’en sais rien, bon, je me barre d’ici!

16/01/2015 02:49

Zébulon

Je me barre aussi…. Je suis dans le brouillard, vraiment hein…. J’ai rien compris à ce que tu viens d’écrire…. Pas grave, c’est moi qui suis naze, j’y reviendrais plus tard….

  • vendredi

16/01/2015 12:14

Caroline Huens

Tu vois, même là : « Nos ballades, les expos, les musées, nos jeux, l’ouverture sur un monde qui m’était presque inconnu me manque déjà énormément et j’évite d’y penser trop moi aussi…. » cela ne dit pas grand-chose sur ce que tu ressens comme attachement pour moi et les miens, pour la chair et le sang, pour mon univers familier (c’est bien le mot : familier!), pour tes sentiments envers moi, pour mon monde. C’est comme si tu parlais d’une amie que tu vas perdre de vue car elle déménage pour …Vénus. Je sais que tu ne veux pas y penser, mais tu ne veux même pas l’évoquer, oser me dire que tu vas vite oublier mes fils, ma famille, Joey, mes ami(e)s ou le contraire, bien sûr, oser me dire que tu vas avoir de la peine à ne plus les côtoyer car cela signifierait que tu t’es investi affectivement et cela, tu ne veux pas trop l’évoquer et y penser, me l’avouer. Tu es, encore une fois, dans l’ambivalence, le déni de ton attachement, de ton amour, donc, ou l’effarement de te rendre compte que oui, en fait, tu t’es si peu investi affectivement que tu n’en n’as rien à secouer de mes fils, de ma famille et de mes potes. Oser me dire que cela ne va pas te faire un mal de chien de ne plus me faire l’amour, que tu n’as jamais connu une telle félicité et aussi longtemps surtout, parce que ce n’est pas tant le fait que tu as pris beaucoup de plaisir physique mais surtout le fait que tu as pris beaucoup d’amour et que tu en as beaucoup ressenti. Puisque tu t’accroches à l’idée que : « Non, non, non, tu ne m’aimes pas ! » Cela, bien sûr, tu préfères éviter d’en parler et d’y même penser sans doute. Je crois, Zébulon, qu’au-delà du fait que tu n’es pas capable de vivre à mes côtés car je ne te laisse pas l’esprit et surtout, l’empathie au repos, les émotions fortes au repos, que je t’empêche donc de t’évader, d’être un robot insensible, de ne pas trop réfléchir, de na pas trop t’impliquer, encore une fois, de ne pas trop avoir le courage de tes opinions, de pouvoir avec plus de facilité ménager la chèvre et le chou, de ne pas être rejeté, de ne pas devoir subir l’iniquité de cette société et le jugement « moral » de celle-ci, d’être mis au banc et d’en subir toutes les conséquences affectives, une immense solitude, toutes les conséquences financières : Une perte de revenus importante si tu étais salement sacqué plus tôt que prévu et pas selon « ton » agenda à toi ou si tu n’étais plus capable de bosser car en  burn-out, oui, Zébulon, au-delà de cela, qui te fait sentir mal à mes côtés, il y a surtout et définitivement le fait que tu ne veux pas m’aimer, pas le fait que tu ne m’aimes pas. Tu m’aimes, cela c’est clair, ton désir me l’a toujours montré et je te l’ai déjà dit. Tu ne pourras pas tout de suite aller nourrir les ânes. Tu auras la nostalgie de nos jeux avec Lison. Peut-être avec mes fils. De nos visites d’expos. Des spectacles burlesques. Tu ne pourras plus voir une péniche sans avoir le cœur serré et rempli de souvenirs de nous, toi, moi, tes filles, mes fils, un avenir possible ensemble… Donc, tu ne veux pas être un adulte, c’est encore et toujours le même fichu problème, les mêmes fichues excuses bidons, tout aussi bidon que celles que Paul avait pu me sortir sur sa « perte de libido envers les femmes qu’il aimait, qui l’empêchait de s’engager vis-à-vis de moi. » Il n’avait pas une perte de libido parce qu’il m’aimait, il avait une perte de libido parce qu’il ne voulait pas s’engager, pas s’investir, pas avoir d’obligations morales vis-à-vis de quelqu’un d’autre, vis-à-vis de plusieurs personnes en plus …ce qui n’est pas tout-à-fait la même chose, n’est-ce pas? Ton incapacité à, non pas aimer (c’est là que le titre du bouquin « Les hommes qui n’osent pas aimer » est mal fichu aussi), mais à être un adulte responsable, à avoir des obligations morales envers les autres, à t’investir, jour après jour, de plus en plus, à t’attacher, jour après jour, de plus en plus, à moi, à mes fils, à mes proches, à mon univers familier. C’est pour cela que tu aurais préféré me quitter cet été, tu étais moins attaché et cela t’aurait été plus facile, tu aurais eu l’impression d’avoir moins d’obligations morales, tu te serais senti moins coupable. Je suis démunie, car, évidemment, la plus grande obligation morale que l’on ne peut éviter quand on est un homme, c’est les enfants que l’on peut avoir eu avec une femme que l’on abandonne. Oui, c’est le mot. C’est plus dur que le mot « quitter » hein? Et là, je n’ai pas le sentiment que tu me quittes pour d’autres aventures ou pour, peut-être, dans des fantasmes « adulescents », me retrouver quand tu auras fait du chemin. J’ai le sentiment d’être abandonnée à mon triste sort, car il sera triste Zébulon. Non pas parce que je ne pourrai jamais aimer un autre que toi, ni n’être plus capable de m’investir dans une autre relation ( d’en être pleinement responsable, d’en assumer pleinement les conséquences et les implications, le travail sur soi que cela demande, l’acceptation pleine et entière de la personnalité de l’autre, de l’univers de l’autre, des responsabilités de l’autre, des obligations morales de l’autre, des faiblesses de l’autre, des merdes de l’autre, de ses casseroles, de ses impédimentas , de ses richesses, mais aussi de ses pauvretés, matérielles et immatérielles, etc. ) ; il sera triste car je ne crois plus depuis trèèèèèèèès longtemps au prince charmant. Mais que je sais que les hommes croient encore très fort à la princesse charmante qui ne leur demandera jamais de s’investir, de se passer la corde au cou, d’avoir des responsabilités vis-à-vis d’elle ou de ses éventuels enfants ou désir d’enfant, de devenir des rois et d’arrêter de se conduire en prince en ayant, tout de même, les avantages des rois, sans en avoir les obligations. Donc, ce n’est pas le bon titre à ce bouquin « Les hommes qui n’osent pas aimer », le bon titre serait « Les hommes qui veulent être irresponsables » qu’il faudrait avoir choisi. Les éternels adolescents, gamins de merde et égoïstes patentés dont tu fais partie, même si tu ne veux plus en faire partie, ou voudrais te faire croire que tu ne veux plus en faire partie… car, ta fuite, ton abandon, ton « je préfère vivre malheureux seul qu’en ta compagnie et te faire subir ma dépression ! » (Oh, quel homme responsable et respectueux tu es!), ton « Je ne t’aime pas Caro et je me sens mal-à-l’aise et peu franc de te le cacher et de te faire espérer le contraire! », c’est, pour moi, du bullshit en boîte! Bordel! Juste une façon commode de me faire passer la pilule, un nouveau « Ce n’est pas de ma faute! J’essaie de t’aimer mais cela ne vient pas et je n’ai pas l’espoir que cela vienne jamais! », oui, toutes ces conneries que ton cerveau essaye de me faire avaler et essaye de te faire avaler à toi-même, me prouvent que tu n’as pas l’intention de te responsabiliser vraiment, de ne plus être un lilliputien, un Geoffrey, un gamin de merde. En plus, en m’enfonçant bien dans le crâne, comme le bon pervers narcissique, le bon patriarche que tu laisses te mener par le bout du nez et que tu laisses consolider cette saloperie de système en m’humiliant avec une dernière couche, car tu sais que ma Cendrillon va se dire : « Je ne suis pas aimable. Je suis insupportable. Je fais fuir tous les hommes avec mes diatribes féministes, avec mes blessures passées que d’autres Geoffrey m’ont infligées et que je l’oblige, en permanence, à regarder. Je suis une écorchée vive. Je suis malade. Je suis repoussante. Jamais aucun homme bien ne voudra de moi et ne fera de moi une femme respectable. Ils me traiteront tous comme une pute. Je ne suis qu’une pute ! Je n’ai jamais eu droit à l’amour et au respect d’un homme. Donc, cela ne va pas s’arranger, plus les années passent moins j’ai de chances d’en rencontrer un qui m’aimera. Parce que je vieillis de plus en plus, parce que je suis de plus en plus pauvre. Parce que je suis de plus en plus agressive, écorchée, blessée jusqu’au tréfonds. » Donc, non, mon avenir ne sera pas rose, il va continuer à être ce bol de merde infâme et cela ne risque pas de s’arranger. L’autre homme qui serait au même niveau de conscience que moi n’existe pas, le prince charmant n’existe pas. Il n’y a que des hommes qui ont tous été élevés comme tu as été élevé. Des hommes élevés pour avoir les beurres, l’argent des beurres, les culs et les sourires de plein de crémières, princesses charmantes d’une nuit, d’un mois, d’un an, de quelques années jusqu’à ce que lesdites crémières leur demandent la même chose en retour, et là, les pauvres hommes en sont foooooooort malheureux et en ont le cœur meurtri!

16/01/2015 12:50

Zébulon

Bien sûr que tu as raison et comme je comprends ta tristesse, ton désarroi et ta colère sans doute…. Ton constat est juste le bon…. Les ballades, les mots croisés en commun, les jeux, les ânes, tout cela me manquera beaucoup mais je l’évoque avec beaucoup de « facilité » et de hauteur, tu as raison pour la comparaison que tu en fais avec l’amie qui partirait en voyage. Par contre, si j’évoque notre intimité, ton odeur, ta maman que j’apprécie beaucoup, tes fils, Hugo, qui m’a appris plus de chose que moi je ne lui en ai apprise, l’acuité à voir et sentir le monde que j’ai « accéléré » à tes côtés, là, je m’écroule et je chiale comme un gamin….. Et putain que cela me laisse perdu, apeuré et désemparé…. Et me fait mal…..

16/01/2015 13:04

Caroline Huens

Bon, là je vais faire une petite pause dans un bain. J’ai encore à te dire des choses. Des choses telles que ce que moi, je vais faire avec cette merde. Tu vois, à réfléchir convenablement, à se prendre les émotions convenablement et entièrement, cela a du bon, et du très bon même, cela permet de se battre et de ne pas subir. De comprendre et de ne pas patauger dans la mélasse. De savoir quoi faire avec ses émotions pour en tirer le meilleur, ce qu’elles nous disent de nous-mêmes. Ne pas se couper de ses émotions, j’en reviens toujours à la même chose. Ne pas vouloir les vivre ou vouloir les atténuer pour ne pas avoir envie de se flinguer ou devoir appeler à l’aide, ou vouloir les reporter à plus tard, quand ce sera le « bon moment », le moment pas dangereux, le moment sans risques, cela ne marche pas et c’est même très dangereux, mais surtout, cela ne nous enseigne rien car l’on n’a plus la force de les comprendre. Mais bon, je reviens tout-à-l ‘heure.

  • vendredi

16/01/2015 17:52

Caroline Huens

Voilà, je suis revenue des greffes et elle n’avait pas encore la copie. Je m’en balance, évidemment maintenant et je t’en veux, aussi, d’avoir dû me re-coltiner une prise de tête avec le Geoffrey Julien pour une relation dans laquelle tu n’as toujours pas l’intention de t’investir après presque un an et de te coltiner ces mêmes prises de tête avec quiconque, même pas avec l’un de tes petits chefs. Maintenant, je vais juste en user pour me réjouir de tout ce qu’elle va m’apprendre sur comment Julien va en chier à l’avenir. Tu n’aimes pas la colère Zébulon? Tu n’aimes pas me voir me foutre en rogne et être une écorchée vive et être virulente et excessive? Ha tiens donc? Fais-tu tout ce qu’il faut pour que cela ne soit pas le cas? Ou t’es-tu arrangé, encore et toujours pour ne pas me respecter, mais me, et te faire croire que si? Pourquoi es-tu en dépression Zébulon? Pourquoi ne dors-tu plus, Zébulon? Ne t’ai-je pas déjà dis que c’est parce que tu ne fais pas ce qu’il faut de ta vie pour être bien dans tes baskets? Pourquoi ressens-tu plus fortement cette dépression en ma présence? Pourquoi as-tu une envie folle de me fuir quand je suis à tes côtés et une envie folle de me voir quand je n’y suis pas? Parce que tu m’aimes Zébulon. Parce que malgré le fait que tu m’aimes tu as bien trop peur de perdre un poil de ton petit confort matériel et le petit-mini-ridicule confort matériel que tu pourrais donner et/ou léguer à tes filles, donc, ton minable confort moral à toi. Mais quoi? Tes parents t’ont-ils légué une maison à toi? T’ont-ils donné une somme quelconque à l’achat de ta première maison? Te laisseront-ils quelque chose à leur mort? Et moi? Suis-je une héritière? J’ai pourtant réussi à devenir proprio pendant un temps. Jusqu’à ce que la conjugaison de deux hommes m’ait conduite à me ruiner en un an les 50.000 euros que j’aurais jamais eu de ma vie et que je ne crois pas un instant, aujourd’hui, ravoir jamais. Oui, je te l’ai dit, le pragmatisme existe aussi dans les relations amoureuses. Et cela n’a rien à voir avec de la vénalité, c’est une simple question de bon sens. C’est l’un de vos pouvoirs: l’argent. Le Dieu Argent. Cela vous permet de nous jeter comme des merdes dès que l’on en parle. De vous sentir puissants. Parce que oui, bien entendu, certainement, mais c’est évident,  que l’argent ne compte pas pour toi et que tu n’en n’as jamais rien eu à foutre ! Pourquoi? Mais parce que tu ne sais pas, mais que tu te doutes, de ce que c’est que d’avoir 4, 5 mille euros de dettes, la peur de te retrouver sdf, la peur de dépendre d’une femme et de son amoooooour pour toi pour t’en préserver un chouïa. Parce que tu n’as jamais dû expliquer à une femme comment il se faisait que tu étais dans cette mouise. Parce que tu n’as jamais dû l’expliquer à des dizaines d’inconnus, des juges, des assistantes sociales, des huissiers … et des femmes que tu aimais et que tu savais qu’elles auraient la trouille de s’engager avec toi et de devoir réduire leur train de vie, considérablement peut-être même, devoir, peut-être aussi, penser à t’assurer un avenir si elles mourraient avant toi… et ne pas forcément laisser un héritage à leurs enfants, les spolier pour un homme qui n’en n’était même pas le père. Ne t’avais-je pas dit que nous devions parler fric? Si, bien sûr, mais tu t’es arrangé pour ne pas le faire. Pour m’obliger à te demander humblement si tu allais m’aider si je me faisais éjecter du chômage. M’aider. Pas m’assurer. Pas partager. Pas m’offrir un peu de confort moral. Pas t’engager. Pas regarder si, effectivement dans notre couple, tu donnais bien selon tes moyens et recevait selon tes besoins, ainsi que moi. Continuer le non-dit, le tacite, l’humilité de ma part, la « générosité » de la tienne, pas d’engagement, pas d’équité, pas d’investissement, pas de pertes,… tout reste en l’état, tu n’as pris aucun risque, tu n’as pas changé de paradigme. Et, tu ne peux pas vivre, en permanence avec ton empathie pour tous les Joey et Caroline de la terre, cela te fait trop mal, cela te demanderait d’affronter tes peurs, cela te demanderait de reconnaître que tu y participes à cette société de merde, que tu ne veux pas en changer un iota à ce paradigme et que tu veux conserver ton petit confort matériel et qu’il compte plus que ton confort spirituel et ton amour de toi, de moi et de quiconque. Voilà pourquoi, entre autres, tu n’aimes pas quand je suis en colère et éructant. Voilà pourquoi tu as envie de fuir en ma présence. Voilà pourquoi tu ne t’aimes pas. Ce n’est pas parce que tu ne peux pas aimer. Non, tu aimes. Mais parce que tu as honte de toi. Tu es en dissonance cognitive et c’est fort désagréable. Tu ne peux pas juste être un peu mal-à-l’aise. Non, tu es franchement mal à l’aise. Extrêmement mal-à-l’aise. Et que tu ne veux pas devoir affronter ce paradoxe. Cette dissonance. Celle qui, si tu te la prenais comme il faut, t’obligerait à changer de paradigme. A donner selon tes moyens et recevoir selon tes besoins. Franchir le cap, pas seulement en rêver à cette société équitable, y participer… en commençant avec la femme que tu aimes. En étant fier de toi et pas dégoûté de toi. En étant libre car mature et responsable. Pas en étant esclave car immature et irresponsable. En arrêtant de garder ton argent du beurre de la crémière. En arrêtant de garder ton petit pouvoir de merde, ta petite sécurité de merde, ton petit esclavage de merde qui te fait respecter ton petit patron de merde plus que ta Gulliverte que tu traites comme une merde et que tu fuis malgré ton amour pour elle et son amour pour toi, plus que ton amour-propre… donc, tu ne t’aimes pas.

16/01/2015 18:15

Caroline Huens

C’est pareil pour le fait que tu ne voulais pas partir en vacances avec moi et mes fils. Tu savais qu’il y avait un bien trop grand risque que tu t’attaches à eux. Que tes filles les trouvent sympas. Que nous passions de supers vacances. Que tu n’aurais plus d’excuses pour fuir et me lancer ton imbécile « Je ne t’aimes pas! Et je n’ai pas la force, le courage de supporter toute la misère du monde, elle me fout en dépression et je préfère être en dépression seul dans mon coin que devant toi, car cela me culpabilise moins. » Non, tu es en dépression car tu es en dissonance par rapport à tes convictions, tes compréhensions du monde, entre ce que tu penses et ce que tu fais. Entre ce que tu ressens et comprends et ce que tu agis. Tu es en dissonance cognitive en permanence, Zébulon. Plus particulièrement en ma présence et quand tu es connecté à tes émotions, pas quand tu es seul dans l’un de tes rôles patriarcaux quelconque, dans l’une de tes petites cases, « Zébulon-employé modèle », « Zébulon-papa exemplaire », « Zébulon-ami-sur-qui-on-peut-compter-pour-passer-un-chouette-moment-faire-la-fête-écouter-des-blagues-sur-les-blondes-en-souriant-et-surtout-sans-se-prendre-la-tête-et-nous-faire-un-discours-féministe-et-moralisateur ! »Et c’est pire à mes côtés, évidemment. Car entre ce que tu ressens pour moi, ce que tu sais devoir faire pour moi, ce que tu pourrais faire pour moi et ce que tu fais réellement, il y a un monde. Il y a un changement de paradigme. Tu aimerais bien, mais tu préfères en rêver …ou en désespérer. Tu ne t’aimes pas, non pas, parce que ta môman ne t’a pas aimé. Tu ne t’aimes pas, parce que tu n’agis pas pour te rendre fier de toi et être bien dans tes baskets et pouvoir te regarder dans une glace sans rougir de honte. Et tu sais fort bien ce qu’est l’amour et ce que c’est qu’aimer. Aimer, c’est s’engager, respecter l’autre, prendre soin de l’autre, mériter son amour et ses attentions, c’est partager, c’est être honnête et courageux, mais c’est aussi, en recevoir mille bienfaits pour soi-même, aimer c’est s’aimer soi-même, se respecter soi-même, car on respecte et on aime l’autre, aimer, c’est prendre des risques, c’est ne pas savoir ce qu’il va advenir, mais d’y aller tout de même avec confiance et curiosité. Aimer c’est ne pas se tromper, se mentir, avant tout à soi-même car, sinon, on en paie le prix. Aimer est la seule façon d’acquérir du mérite, de la confiance en soi, du respect, avant tout pour soi-même, encore et toujours.

16/01/2015 18:19

Caroline Huens

Donc, je ne crois pas, non, qu’en m’abandonnant à mon sort tu as une chance de changer de paradigme… et donc, de sortir de ta dépression, de sortir de ta caverne, de sortir du patriarcat, du capitalisme et de toute cette merde.

Mais, maintenant moi dans tout ça.

Voilà ce que mes cogitations, mes larmes, mes colères, mon insomnie me conseillent de faire.

16/01/2015 18:30

Caroline Huens

Je t’ai, à chaque fois que je t’ai mis devant tes responsabilités à mon égard et tes manquements, laissé repartir sans avoir rien obtenu grand-chose… enfin, très peu, mais pas ton respect, c’est certain. Donc, je suis encore furibarde envers ma connasse de Cendrillon. La contraception? Nous avions dit que nous en reparlerions régulièrement, et ce ne fut pas le cas, tu as zieuté un article sur la vasectomie du bout des cils… et tu t’es débarrassé du problème en « nous » faisant risquer l’avortement que tu aurais dû endurer mon pauvre chou ! Et maintenant, tu vas pouvoir définitivement oublier le problème… en ne t’en sentant pas grandi, assurément. J’espère pour toi que s’il te reprend l’envie d’avoir un peu de sexe, de tendresse et d’amour avec une femme, elle sera ménopausée. Pffff… une occasion ratée pour toi de grandir un peu et de soutenir, un peu, les féministes.

16/01/2015 18:32

Caroline Huens

Tout le reste est à l’avenant, nous n’avons pas pu bénéficier de changement fondamental de paradigme.

16/01/2015 18:38

Caroline Huens

Alors, voilà, dès que je t’aurais vu une dernière fois pour que tu me refiles ma trousse de toilette, mon pyjama et mes pompes de marche, nous ne nous verrons plus. Je ne veux pas laisser ma Cendrillon te faire son cinéma de l’amour romantique masochiste : « Vois comme je souffre » et que de consolations en consolations, de tendresses et d’élans du cœur, nous n’ayons pu avancer d’un pouce, ni toi, ni moi. Sans compter la honte de devoir encore dire à nos proches que l’on a craqués. Parce que, je crois qu’il est plus que probable que je m’y emploie si je te vois. Bref, que je te laisse continuer à ne pas me respecter.

16/01/2015 18:41

Caroline Huens

Donc, je te donne un mois pour y réfléchir sérieusement et en subir déjà les principales conséquences de ta nouvelle fuite de merde. Et je punis par la même occasion ma pute de Cendrillon.

16/01/2015 18:47

Caroline Huens

D’ici là, j’hésite à couper les ponts totalement en te bloquant sur FB ou en limitant nos échanges à la rédaction commune d’un engagement de fiançailles par écrit comme je n’ai jamais pu en obtenir un de ta part à nouveau ! « Ni vu, ni connu, je t’embrouille ! J’accepte la Noël sur la péniche, mais pas plus ! Je ne me suis pas engagé en public, surtout devant mes potes, ma famille, mon ex-femme, mes filles, enfin, devant ceux qui comptent vraiment pour moi, ceux dont le jugement moral compte vraiment pour moi et qui seront bien indulgents à mon égard, les autres, je ne les verrais sans doute plus, la mère de Caro, qui pourrait, elle, me foutre encore plus la honte, les fils de Caro qui sauront fort bien que j’ai traité leur mère comme une pute sans l’avoir même payée pour cela, les potes de Caro qui sauront à quel point je suis immature, conformiste, sans aucun courage de ses opinions, qui est d’une hypocrisie crasse. J’ai limité les dégâts et je me casse dès que je sens que cela va revenir son insistance pour « L’engagement » ou que je dissone trop gravement en sa présence. »

16/01/2015 19:01

Caroline Huens

Tu peux, bien entendu persister et signer. Ne pas y travailler. Ne pas le vouloir. Te taper ta petite dépression pépère et vouloir continuer à te la taper pépère, sans trop dissoner jusqu’à la fin de tes jours, ne pas en prendre une leçon, ne pas changer de paradigme. Ne pas trop sortir de ton petit confort. De ta petite mauvaise conscience. De ta petite mésestime de toi. Prétendre que tu n’en n’as pas les capacités. Que tu ne seras jamais Gullivert. Que tu ne m’aimes pas assez. Que je ne te bouleverse pas assez les sens, l’âme et le cœur. Ou que tu n’as pas mon niveau, car tu n’as pas eu la même éducation que moi et que les garçons, en plus, ce n’est pas pareil ! Que tu ne sais pas ce qu’est l’amour parce que tes parents t’ont dit que cela n’existait pas. Tu peux verser des larmes d’apitoiement sur ton sort, mais pas des larmes de honte et pas des larmes de repentir, d’empathie pour le mien, ou un peu de tout, mais surtout des pleurnicheries, pas des sanglots violents, suivis d’une colère contre toi-même qui pourrait, elle, te pousser à ne plus te conduire comme une lavette et faire ce qu’il faut pour cela.

16/01/2015 19:12

Caroline Huens

Bref, si d’ici un mois, je n’ai pas reçu de ta part cet engagement de fiançailles, ta demande en mariage publique sur mon mur FB et sur le tien, je te bloque, je ne veux plus ni te voir, ni entendre parler de toi, le temps que je te déteste bien, que je fasse mon deuil convenablement, que je n’espère plus rien de toi, de tes capacités à changer, mais surtout à vouloir changer. De te débarrasser de ta phobie, non pas d’aimer, mais de ta phobie d’être un homme, surtout un homme libre, surtout un homme sans pouvoir SUR les femmes, mais un homme aux pleins pouvoirs SUR LUI-MEME et aux pleins pouvoirs AVEC les femmes.

16/01/2015 20:03

Caroline Huens

 » Pardon de ne pas pouvoir me connecter au bonheur mais pour l’instant, rien que l’évocation m’en donne le vertige et me fait pleurer….. » Ben oui que tu ne peux pas te connecter au bonheur, tu as trop honte de toi pour le savourer. Tu sais que tu ne le mérites pas. Tu sais que tu ne veux pas lâcher-prise sur ta sécurité, ton assurance-vie, l’héritage de tes filles, ta maison, tes factures payées en temps et en heure, le minerval de Sarah, le matos de Sarah, le psy de Lison, ta voiture, ton assurance auto, tes impôts, tes taxes, ton salaire, ton patron, tes potes pas à « notre niveau » de conscience qui risquent de se fâcher et de me/te rejeter-et-tu-en-as-besoin-car-quand-tu-veux-te-vider-la-tête-eux/elles-ne-te-la-remplissent-pas-et-que-tu-peux-ronronner-pas-vraiment-mais-si-enfin-comme-tu-ne-me-permets-pas-de-le-faire-toi-Caro-et-quand-j’étais-au-plus-mal-ce-sont-eux-qui-étaient-là, tes, tes, tes, tes, tes…

  • samedi

17/01/2015 05:12

Caroline Huens

Alors oui, il n’est pas possible de ronronner avec moi. C’est extrêmement difficile de ronronner avec moi en tous cas. Surtout quand celui qui veut ronronner m’empêche de pouvoir ronronner moi. Ne me rassure pas. Ne fait rien de ce qu’il faudrait faire pour que cela soit possible. Participe à alimenter ma rage que j’ai déjà toutes les peines du monde à juguler sans lui. En rajoute une couche en m’en faisant reproche de cette rage, de cette hargne et en me terrorisant en déclarant que cela l’empêche de m’aimer et que cela le fait fuir. Me laisse seule à faire tout le boulot pour que cela soit possible et quand le boulot est en bonne voie, débarque avec des « Je ne sais pas ce que c’est que l’amour », « je ne t’aime pas » et des « je préfère être malheureux seul que de me sentir coupable de l’être en ta compagnie ». Des « je ne m’aime pas », des « je ne sais pas qui je suis », des «Je n’ai aucun désir », des « Je ne trouve pas ma place ». Tu ne sais pas qui tu es Zébulon? Bien sûr que si, tu le sais! Tu es un homme blanc de 48 ans, père de 2 filles, employé d’un média, propriétaire d’une maison à Erqueline, plus intelligent et sensible que la moyenne, pas raciste, pas homophobe, se prétendant des aspirations féministes, des convictions politiques très gauchistes et écolo, aspirant à une sortie du capitalisme et du patriarcat mortifère mais ne faisant que très peu de chose pour cela parce qu’il est particulièrement lâche, comme tous les autres hommes que la femme qu’il prétend ne pas aimer pour avoir une raison de ne pas s’engager vis-à-vis d’elle et la respecter, a connu auparavant. Cela te paraît correct? Cela ressemble bien à l’image que te renvoie ton miroir? Tu ne l’aimes pas ce mec-là? Ben oui, c’est difficile d’aimer un lâche hein! On préfère aimer les mecs courageux. De ceux qui ont le courage de leurs convictions. De ceux qui s’engagent. Même si ce ne sont pas des héros. Même s’ils ne sont pas en permanence des mecs courageux. Mais qui ont quelques exploits à leur actif qui les honorent. Du style qu’ils se sont fait faire une vasectomie et ont arrêté de baiser sans capotes, surtout avec une nouvelle rencontre. Du style qu’ils se sont mariés avec une militante anarchiste sans le sous et particulièrement virulente et soulante quand elle s’y met, quand elle est attaquée, quand elle ne se sent pas aimée et encouragée et supportée et épaulée. Du style qu’ils lui auraient assuré son avenir un minimum au cas où ils mourraient avant elle. Des hommes bien quoi. Pas des mauviettes, des égoïstes et des hypocrites. Pas des mecs qui sont empathiques devant ceux qui parviennent à se flinguer malgré le fait qu’ils avaient du talent et des moyens pour rendre un peu le monde meilleur et avant tout pour leur bonne femme et leurs gosses. Juste un chouïa. Et montrer l’exemple aux autres par la même occasion. Mais qui malgré tout, ont fait porter le poids de leur mal-être à leur femme, la rendant aussi un peu responsable… et sans doute aussi à leurs enfants, forcément.

17/01/2015 05:46

Caroline Huens

Oui, Zébulon, tu as eu et tu as encore la possibilité de retrouver un peu d’amour pour toi-même. Il ne tombera pas du ciel. Tu as eu et tu as encore l’occasion de bénéficier de mon intérêt, mon attention, mon amour, mon engagement, mon travail, mon temps, mes capacités et talents, mes richesses. Ils ne tomberont pas du ciel non plus. Ton amour propre et mon amour, ils se méritent. Ce ne sera pas avec ton célibat que tu pourras en bénéficier. Ce n’est pas avec tes fuites, tes retours à ta grotte. Je crois que les causes de ta dépression sont, non pas le fait que tu es siiiiii empathique pour tous les malheureux de la terre, mais ont à voir avec ta lâcheté, ton refus d’être adulte, d’avoir des responsabilités, ton refus de voir combien tu participes à cette société de merde parce que tu ne veux pas lâcher un seul morceau de ton petit confort, de ton petit conformisme, de ton égoïsme de mâle dominant malgré toi, mais mâle dominant tout de même. Tu cherches toutes les excuses pour te déculpabiliser un peu. Pour te faire croire que tu n’y peux rien. Mais, bien sûr, cela ne marche pas, cela ne te fait ni reprendre confiance en toi, ni récupérer un peu d’amour-propre. Ta dépression, c’est cela qu’elle devrait te faire comprendre. Et pour y arriver à en sortir un peu, il te faut y donner du tien vraiment. Agir, et ne pas subir. Lutter. Et ne pas forcément ronronner tout de suite. Il n’est plus temps de ronronner pour toi si tu espères un minimum être enfin un mec bien, un mec que tu pourras regarder dans le miroir sans rougir, un mec que tu pourras aimer car il le mérite. L’état du monde n’en sera pas forcément changé, mais toi si. Et ton entourage, certainement aussi. Tu auras été un des petits colibris de Pierre Rhabbi. Comme moi. Comme des milliers, et, un jour j’espère des millions le seront. Et là, l’état du monde en sera changé. Le macro ne changera jamais si le micro ne change pas. Le patriarcat ne se cassera pas la gueule juste parce que tu le souhaites. Tu dois y participer. Ou sinon, ne te permets plus jamais d’ouvrir la bouche pour dire que tu respectes les femmes, que tu respectes les pauvres, que tu respectes les enfants, les faibles, les pas dans la norme.

17/01/2015 08:40

Caroline Huens

« Les hommes qui veulent être alliés féministes n’ont pas besoin qu’on leur donne un espace dans le féminisme. Ils ont besoin de prendre l’espace qu’ils ont dans la société et de le rendre féministe. »

17/01/2015 08:42

Caroline Huens

Être un allié du féminisme, ce n’est pas le parcours du combattant. Ce n’est pas prendre les armes et construire des barricades. Nous n’avons pas besoin de soldats obéissants.

Nous avons besoin d’alliés de tous horizons, y compris et surtout parmi la classe « privilégiée », celle dont la parole et la légitimité ne sont pas remises systématiquement en question dans l’espace public. L’égalité ne pourra pas être atteinte sans vous, sans le concours des hommes, nombreux et convaincus par la légitimité de cette cause, par la légitimité du féminisme.

On ne vous demande pas de « brûler vos soutiens-gorge ». Mais on vous demande de nous aider à construire cette société égalitaire, respectueuse des identités individuelles et de la libre détermination de chaque individu.

Ne rien faire, c’est contribuer à renforcer un système qui vous oppresse également, en vous enfermant vous aussi dans des stéréotypes de genres.

Votre position de privilège ne vous rend pas plus libres, mais simplement plus confortables : « la cage est dorée ». Le féminisme ne cherche pas à améliorer « le confort » des femmes. On veut faire péter notre cage. Et la vôtre également.

17/01/2015 09:49

Caroline Huens

http://www.madmoizelle.com/egalite-hommes-femmes-messieurs-213049 Alors, veux-tu agir ou continuer de subir, Zébulon, merde à la fin! Veux-tu m’abandonner à mon sort ou construire une relation de couple égalitaire et accepter de ne pas toujours être à l’aise avec moi, de ne pas toujours être tranquille, accepter mes colères, mes agressivités, accepter d’être effrayé par celles-ci, d’en être tourmenté, de ne pas en dormir la nuit, d’être empêché de ronronner à l’aise, de ne plus me demander d’être moins excessive, d’être moins excitée, de ne jamais faire d’erreur, de ne jamais être fermée et incapable de sortir de cette colère au claquement de doigt de ta part, de celle d’Hugo parce que ce n’est pas bon pour toi et ce n’est pas bon pour mon fils. Oui, je suis une mauvaise mère parfois. Accepte-le. Comme mon fils le fait parce qu’il n’en n’a pas le choix, lui, et alors qu’il n’a, lui, jamais alimenté cette colère. Pas celle-là. Pas celle que j’aimerais, Oh combien, être débarrassée, moi aussi, pour pouvoir ronronner, moi aussi, de temps à autre. Oui, il m’arrive bien souvent d’être une mauvaise mère et de ne pas réussir à cacher mes plaies purulentes à mes enfants, à ne pas réussir à leur montrer le bon exemple, à ne pas réussir à me faire respecter par des hommes et ne pas savoir le leur cacher, à ne pas réussir à n’être pas une cendrillon suceuse de bites, une midinette qui croit encore à l’amour et ne se décide pas, cette conne, à se passer de se faire baiser par eux sans avoir rien obtenu de leur part. Oui, je suis une mauvaise compagne parfois. Accepte-le. Ne m’oblige pas tout le temps à être à ton écoute, à te respecter, à respecter tes ami(e)s, tes filles, ton boulot, tes sœurs, ton état lamentable, tes nuits agitées, ton besoin de ronronner, de te ressourcer, alors que tu n’es que rarement à mon écoute vraiment, que tu ne me respectes pas, que tu ne respectes pas ma tranquillité d’esprit, que tu ne réponds pas à mes besoins alors que tu pourrais le faire, que tu n’acceptes d’avancer un peu, de faire un peu d’efforts que quand je t’y ai acculé, que quand tu as réussi à me foutre dans une colère noire. Tu ne peux plus ronronner Zébulon! Avec moi ou sans moi! Tu dois agir! Tu peux te permettre de ronronner que quand tu as agi et non subi! Tu ne peux plus retourner dans ta grotte! Et c’est exactement le contraire que tu fais. Tu ne tiens aucun de tes engagements. Tu ne travailles pas. Tu n’avances que contraint, forcé, vilipendé, quand tu es dans une honte et un mépris pour toi-même abominable et donc, tu n’en récoltes que de maigres fruits, qu’une maigre estime de toi. Agis aujourd’hui, maintenant, en urgence et pas en ronronnant bordel de merde! Pas avec un « pardon », de nouvelles larmes d’apitoiement sur ton sort et l’espoir lamentable et illusoire que mon sort à moi en sera amélioré d’une quelconque façon. Oui tu es un bitard, oui, tu es un Geoffrey, oui, tu es dans ta caverne là, maintenant, en ce moment même, oui tu participes activement à renforcer le patriarcat, là, maintenant, aujourd’hui et hier aussi et tous les autres jours de ta putain de vie! Qu’en sera-t-il demain Zébulon? Veux-tu le renforcer demain en continuant à le subir et me le faire subir? Veux-tu être passif ou actif dans ta vie et dans celle de tes filles et dans cette société de merde, bordel? Veux-tu désespérer ou avancer? Te suicider car tu ne peux plus te regarder dans un miroir ou faire ce qu’il faut pour pouvoir t’y mirer et mourir à ton heure la conscience tranquille?

17/01/2015 10:13

Caroline Huens

Pour cela il suffit d’aller te faire faire une vasectomie. Quoi? Tu vas m’y obliger Caroline? Non, je te dis qu’il suffit d’aller te faire une vasectomie. Je ne t’y oblige pas. Je ne te manipule pas. Je t’expose un fait que tu pourras difficilement contester, n’est-ce pas? Moi, je ne comprends pas comment tu ne l’as pas encore fait. Tu n’en n’as pas eu le temps? A ta place, je l’aurais fait depuis longtemps. Comme j’ai déjà subi 3 avortements, dont un, pour respecter les désirs d’un égoïste dans ton style et comme je me suis enfilé je ne sais combien de saloperies d’œstrogènes pendant des années. Une vasectomie c’est autrement plus traumatisant qu’un avortement Caro! Mes érections matinales risquent d’en prendre un coup! Pardon? Un avortement ne risque-t-il pas de traumatiser une femme Zébulon? Sa libido ne risque-t-elle pas d’en prendre un coup? Ne risque-t-elle pas d’avoir des petits problèmes à atteindre l’orgasme en sachant qu’elle risque de repasser sur le billard si elle a oublié sa pilule, si la capote reste à l’intérieur, si son partenaire a choisi de faire des coïts interrompus comme seul et unique effort dans sa responsabilité de la contraception? Alors qu’il est déjà père de deux filles à qui il recommande avec inquiétude de faire attention et espère qu’elles se protégeront des MST lors de leurs rapports sexuels, qu’elles ne tomberont pas enceintes bêtement parce qu’elles sont immatures et ne devront jamais subir un avortement et la prise en charge seules, toute leur putain de vie jusqu’à la ménopause, de la contraception?

17/01/2015 10:26

Caroline Huens

Même un bitard comme le père de mes fils en a eu le courage, nom de dieu! Je ne sais comment sa compagne a réussi à le convaincre de le faire, ou, dans quelle mesure, c’est justement, sa haine et son manque de confiance dans les femmes y a participé. Mais toujours est-il que ce salopard l’a fait et que c’est une humiliation pour moi que toi, un « allié » des féministes, non.

17/01/2015 10:38

Caroline Huens

Alors, as-tu la possibilité là, aujourd’hui ou demain, au plus tard, d’agir? Oui. De redorer ton blason? D’être un héros ordinaire pour les autres mais un héros pour moi et pour tes filles? Oui. Il suffit de prendre r-d-v avec un médecin, d’y aller, de te faire opérer. D’être en accord avec toi-même et tes convictions. De ne pas risquer de dissoner encore et encore et encore dès que tu m’entendras parler de l’immaturité des hommes sur le sujet. De te sentir mal. De dormir mal. D’être tourmenté. D’avoir honte de toi. De te trouver minable. D’avoir des envies de te flinguer. De rentrer dans ta grotte. Oui tu peux agir et ne pas subir. Oui tu peux apprendre ta leçon de tes actes passés et pouvoir seulement alors te permettre de demander pardon. Le feras-tu? Je ne sais. Je croyais que tu en serais capable. Je me suis sans doute trompée. Ma Cendrillon y a cru. Quelle conne hein?

17/01/2015 10:54

Caroline Huens

Peux-tu agir autrement encore? Peux-tu récupérer ta dignité, ta propre estime, être en accord avec tes convictions profondes et t’éviter de dissoner encore sur d’autres points? Oui. Pour cela il suffit de tenir tes engagements. Ne pas te trouver toutes les excuses du monde pour t’en dégager. Il ne suffit pas d’être capable de rompre tes engagements. De me rendre ma clef. De me dire que tu as honte de toi et que tu vas en subir les conséquences, ton humiliation publique ou autres conneries du style. Et souffrir dans ta caverne pendant que tu me laisses au milieu du désert de la solitude et de l’humiliation. Pour cela il faut t’engager encore plus et ne pas t’enfuir encore, mais t’y tenir. Te déclarer publiquement à faire un travail sur toi-même sans relâche, sans ronronnement de ta part tant que tu ne le mérites pas, avec une rigueur et une fermeté dont tu sais très bien faire preuve vis-à-vis de ton patron, mais pas du tout pour toi-même, tes filles et les femmes de ta vie. Déclarer publiquement ton engagement vis-à-vis de moi. Faire une demande en mariage en bonne et due forme. En sachant, aujourd’hui, tout ce que cela signifie. Cela signifie de prendre soin de ta rose tous les jours et de ne pas l’abandonner pendant des semaines en plein soleil sans l’arroser sous prétexte qu’elle a des épines ou que tu es malade et que tu dois garder le lit au fond de ta caverne et que tu espères sans grande conviction et avec honte et jalousie, qu’un autre jardinier viendra l’arroser à ta place et profiter, à ta place, de son parfum et de sa beauté.

17/01/2015 11:28

Caroline Huens

Tu es responsable de ta rose Zébulon. Tu es responsable de ce qu’il peut m’arriver. Je ne suis qu’une rose ordinaire parmi des milliards de roses ordinaires. Mais tu m’as choisie. Mais tu as profité de mon parfum et de ma beauté. Mais tu m’as arrosée. Tu ne peux te permettre de m’abandonner à mon sort sans en subir les conséquences. Tu ne peux pas t’en foutre et espérer une minute te pardonner et avoir l’audace de me demander pardon. Non. Parce que tu peux agir autrement. Ne pas m’abandonner et continuer à prendre soin de moi même si tu es malade, même si une de mes épines t’a piqué. Comme tu es responsable de tes filles et qu’il ne te viendrait pas à l’idée une seconde de ne pas aller les arroser, tes deux roses, même si tu es malade, même si une de leurs épines t’a piqué, même si tu regrettes parfois de les avoir eues dans ta vie, même si tu les as voulues avec une certaine inconscience de ce que c’était qu’être parent et de ce que cela impliquait, même si tu n’as pas eu de bon exemple de ce que c’était que l’amour parental, même si tu ne sais pas exactement toujours aujourd’hui ce que c’est un bon exemple d’amour parental, mais que ton expérience de vie, t’en as donné une idée plus juste que ce qu’elle était à leur naissance. Il ne te viendrait pas à l’idée de ne pas t’inquiéter de leurs sorts quand tu mourras. De ne pas t’assurer un minimum de leur avenir et de leur donner ce dont elles ont besoin, aujourd’hui, pas dans un hypothétique avenir, tout ce que tu peux pour qu’elles sachent s’en sortir sans toi. Tu ne peux te permettre de les abandonner à leur sort sans en subir les conséquences. Le déshonneur. Une mésestime monstrueuse de toi-même. Mais tu ne peux pas te permettre, non plus, de faire de même aujourd’hui avec moi, m’abandonner à mon triste sort, sans en subir les conséquences. Le déshonneur. Une mésestime profonde de toi-même. Une dépression profonde qui ne t’aidera certes pas à te sortir de ton autre dépression, celle que cette société malade t’a foutue dans la gueule comme à nous tous. Et je ne suis pas certaine que tu pourras jamais t’en relever cette fois. Parce que cette fois, tu as plus d’expérience, plus de lucidité, plus de pouvoir d’action que tu n’en n’as jamais eu de ta vie. Parce que tu n’es plus un petit garçon Zébulon, aujourd’hui. Un petit garçon qui n’a pas de pouvoir. Non, aujourd’hui tu es un homme, un adulte, tu as du pouvoir. Tu le nies en prétextant être malade, proche de la mort, sans volonté, sans désir, désespéré, alcoolique, drogué, incapable, victime des autres, ta mère, ton éducation, la société, etc., bourreau de toi-même définitivement, esclave du patriarcat, définitivement, renonçant, abdiquant tes pouvoirs à cette société de merde. Bullshit! Et oui, tu n’es pas sans pouvoir. Tu as plus de pouvoir d’agir que moi. Et tu le sais. Là, je n’ai, moi, aucun autre pouvoir que celui de te cracher à la gueule mon mépris si tu n’agis pas.

17/01/2015 11:44

Zébulon

Je ne sais franchement pas que te répondre tant tu décris à la perfection ce que je suis, ce que je vis, ce que je ressens…..

Tout y passe sans ménagement et tout est vrai…. Le pouvoir, le petit confort, « la liberté », le système dont je « profite »…. et l’argent….. Pfffff, même ça…. J’en croyais en être relativement « protégé » mais c’est faux. Même « ça » me fout la trouille…..

Et là, putain, même avec ça « ils » me tiennent….. Bordel de merde….

17/01/2015 11:49

Caroline Huens

Bon, tu vois, cela m’a fait du bien de l’écrire et cela me fait du bien de voir que tu comprends. Maintenant, je ne sais si cela va porter ses fruits. Mais réfléchir Zébulon, s’il-te-plaît, réfléchir et prendre pleinement les émotions, les vivre pleinement, et y réfléchir encore, c’est la seule manière d’agir.

17/01/2015 11:50

Caroline Huens

Oui mais arrête de dire qu’ils te tiennent, ok? Ils n’ont que le pouvoir que tu leur concèdes, c’est clair?

17/01/2015 11:52

Zébulon

Je le sais mais je sais aussi, je le sens aussi au tréfonds de moi, physiquement, « tangiblement », comme la « peur » est paralysante…..

17/01/2015 11:52

Caroline Huens

Je m’en tape!

Tu n’as aucune excuse à avoir.

Qu’est-ce que tu veux que je te dise d’autre?

N’ai-je pas peur moi?

17/01/2015 11:55

Zébulon

Rien, et tu as bien raison de t’en taper….. Je le sais que je n’ai pas d’excuse mais là je suis à un tournant et je ne sais plus. C’est juste un constat….

17/01/2015 11:55

Caroline Huens

Est-ce que je me trouve des excuses quand ma peur de te perdre me submerge et que je te laisse me traiter comme une merde, moi?,

17/01/2015 11:55

Zébulon

Et bien sûr tu as peur aussi, je m’en doute bien….

Et bordel…. L’argent quoi!!!!!! Merde, pas ça….. Je n’aurais pas cru que cela comptait tant « au fond de moi »….

17/01/2015 11:58

Caroline Huens

Evidemment, c’est un des premiers outils que le capitalisme a mis en place pour asservir le peuple.

Il n’y aurait pas d’argent, le capitalisme n’y survivrait pas. Ni le patriarcat à force.

Le mensonge, le déni, l’hypocrisie, l’égoïsme, salir les victimes les soudoyer, les impliquer pour qu’elles se sentent coupables, diviser pour mieux régner, attiser les jalousies et les rancœurs, etc.

17/01/2015 12:06

Caroline Huens

Le patriarcat et, son fils, le capitalisme il n’y a qu’un moyen de s’en débarrasser Zébulon. Ce n’est pas en votant. Ce n’est pas en en ayant peur et en devenant con comme une brosse à dent, en se laissant mourir, en se désolidarisant les uns et les unes, mais surtout, les uns, comme de bien entendu. C’est d’arrêter d’être soudoyé Zébulon. De les laisser te conduire comme un lâche.

17/01/2015 12:12

Zébulon

Je ne te demande aucun ménagement ni aucune compassion, mais là, en guise d' »accélération », depuis près d’un an j’en prends plein la tronche (ce qui n’est pas ton problème je le répète) mais cela me laisse comme au pied d’une falaise immense dont je n’aperçois pas le sommet…. Et j’ai tellement « peur » que l’ascension ne soit pas à ma taille que je suis assis par terre….. Je sais ce que tu en pense et ne te demande rien…. C’est moi qui dois trouver les ressources pour au moins essayer, ou rester assis là et attendre…..

17/01/2015 13:42

Caroline Huens

Bon, tes derniers messages me donnent la compréhension de ce que je dois faire. Car ils sont identiques à tous les messages que tu as pu écrire à chacun de nos moments de crises, à chacune de tes crises de panique devrais-je plutôt dire, que j’ai chaque fois gérées de la même façon, en te les expliquant, en analysant bien tout, en ne dormant plus, en ne mangeant plus, en m’assurant bien que tu avais bien tout saisi, en m’investissant corps et âme pour tes fesses et les miennes, mais en me laissant submerger par la peur et en laissant en définitive Cendrillon-suceuse-de-bites et Geoffrey le petit bitard de merde, c’est-à-dire, nos peurs respectives, gagner la partie. Chaque fois en avançant de petits pas de souris pour une énergie et une douleur monstrueuse dépensées. Mais avec, tout de même, ces petits pas de souris sur cette falaise immense dont tu n’aperçois pas le sommet. Que plus tu restes à son pied, plus elle sera immense, plus tu auras peur que son ascension ne soit pas à ta taille. C’est identique pour moi. Plus je reporte le moment de me faire respecter de toi en t’obligeant à respecter tes engagements, plus je me laisse submerger par ma peur. Je vais donc te montrer, par mon exemple ce que c’est que de faire le premier pas pour affronter cette peur et niquer la gueule à Cendrillon, Geoffrey et le patriarcat. Je te l’ai déjà montré souvent, bien sûr, mais, aujourd’hui, tu es apte à avoir une bonne dernière leçon de ma part si tu persistes et signes à te laisser niquer la gueule par le patriarcat en en tirant, tout de même, quelques avantages, n’est-ce pas? Du style bien profiter de mon cul sans en payer le prix. Du style, bien profiter de mes talents, sans en payer le prix. Bien profiter de mon énergie, sans en payer le prix. Etc.

17/01/2015 13:42

Caroline Huens

Comme Paul l’a fait avant toi.

Comme tous les hommes que j’ai connus l’ont fait.

Et comme je n’ai pas beaucoup l’espoir qu’un autre que toi ne le fera pas.

17/01/2015 13:51

Caroline Huens

J’allai encore laisser Cendrillon, ma peur, te donner un mois de réflexion avant de te bloquer définitivement. Comme ma peur, juste avant, m’avait poussée à te demander de venir me prendre dans tes bras si j’avais trop mal et tenter, par cela, de te toucher, de te culpabiliser, de faire jouir ton Geoffrey si tu craquais et que l’un et l’autre, nous nous relancions dans l’aventure sans que j’ai obtenu rien de ta part de ce que je t’avais demandé : Me respecter.

17/01/2015 14:02

Caroline Huens

Ma peur allait encore te laisser me faire souffrir pendant un mois entier avec tes valses hésitations : « S’engagera-t-il, s’engagera-t-il pas? », « Se laissera-t-il mourir au pied de la falaise qui grandit chaque jour davantage? », « Risque-t-il de se flinguer ou de prendre une conduite à risque et faire un accident dont tu te sentiras coupable éternellement, Caro, malgré toi, malgré ta lucidité, malgré que tu as tout fait ce qu’il t’était possible de faire pour éviter ce genre de conneries? Tu te sentiras coupable, Caro, parce que tu n’auras pas assez attendu, ou trop attendu pour lui donner sa leçon finale. » … et ça, c’est, à nouveau, se faire avoir par le patriarcat. Reporter l’échéance. Pardonner sans avoir rien obtenu. Souffrir inutilement. Ne pas prendre les leçons de ses expériences. Se laisser envahir et tétaniser par la peur.

17/01/2015 14:05

Caroline Huens

Donc, je vais agir. Donc je ne vais pas me laisser envahir par ma peur et par la tienne. Donc je ne vais pas laisser la possibilité à ton Geoffrey de me baiser la gueule à nouveau, mais pas non plus à ma Cendrillon de m’humilier davantage en te laissant me torturer de la sorte.

Dès que tu auras lu ce dernier message, je te bloque.

17/01/2015 14:10

Caroline Huens

Je te demande de me ramener mes affaires au plus tôt car mes lunettes j’en ai besoin et que j’en ai eu besoin hier déjà. Tu les déposeras dans le couloir si je suis chez moi et que je réponds à ton coup de sonnette ou à la fenêtre de Laszlo, si je ne suis pas chez moi. Tu m’envoies un sms avant pour me prévenir, merci.

17/01/2015 14:15

Caroline Huens

Je ne veux plus te voir, ni t’entendre, ni te lire, ni avoir de tes nouvelles désormais et dès aujourd’hui, je te pisse à la raie et je te voue un mépris profond. Je n’ai aucune intention de te dire bonjour si je te recroise à un quelconque endroit de la planète.

Tu as toutes les clefs, tous les pouvoirs pour y changer quelque chose.

Te faire faire une vasectomie.

Me demander en mariage en bonne et due forme.

T’engager.

Aller chez un notaire pour voir quelles dispositions légales tu pourrais faire pour me mettre à l’abri.

Usufruit.

Donation d’une partie de tes parts dans ta maison.

Je n’en sais rien, tu te démerdes.

17/01/2015 14:25

Caroline Huens

Ha oui, vente de ta baraque pour l’achat d’une péniche que nous aménagerions ensemble que tu habiterais seul avec tes filles les semaines où tu les as en garde et dans laquelle il y aurait une chambre pour Hugo et Lucien et dans laquelle, dès la majorité de mes fils, j’emménagerais définitivement. (Voilà le plus grand fantasme de ma Cendrillon suceuse de bite Zébulon, j’espère que ton Geoffrey le trouvera à son goût si c’est la solution que tu choisis si tu récupères tes couilles!),

17/01/2015 14:29

Caroline Huens

Accès à nos comptes et décisions en commun de ce que l’on fait de tes revenus et des miens équitablement.

17/01/2015 14:35

Caroline Huens

Tu as mon n° de gsm, tu as mon nom, mon adresse, tout ce qu’il te faut donc pour faire ce que tu as à faire… ou pas. Tu n’as pas besoin de FB pour cela et de bénéficier encore gratuitement des leçons de vie, des choses de la vie, de mes talents et aptitudes, du fait de savoir « comment je ne vais pas bien ».

17/01/2015 14:38

Caroline Huens

Tant que tu resteras ton cul au pied de la falaise en te lamentant sur ton sort mon mépris pour toi grandira, ma colère aussi et mon indifférence à ton égard également.

Donc, non, je ne pourrais te pardonner dans un an, deux, trois ou quatre et être ton amie un jour.

Je ne vais pas être l’amie d’un mec que je méprise.

Je ne vais pas être amie avec un mec qui ne m’a jamais fait réparation de ses torts envers moi.

17/01/2015 15:06

Caroline Huens

Car évidemment, la seule réparation possible que tu puisses me faire, c’est de toucher à ta précieuse bite et ton précieux Dieu argent. Les fondements mêmes du capitalisme. Si tu n’as pas le courage d’y toucher pour venir rechercher ta récompense, mon amour, mon cul, etc., je ne vois pas comment tu pourrais toucher à ta bite et à ton fric pour rien que mon pardon, n’est-ce pas?

17/01/2015 15:08

Caroline Huens

Combien je vaux dans ton monde Zébulon?

Combien presque une année passée dans mes bras de petite pute vaut, selon toi dans ton monde que tu ne veux pas quitter?

Que tu ne veux pas quitter tellement tu as peur?

Qui va te niquer la gueule tellement tu as peur.

17/01/2015 15:14

Caroline Huens

Combien mes séances psy devrais-je te coûter? (Et un super psy, hein, tu le reconnais, non? Un psy accélérateur de particule, non? Pas un psy minable qui ne voit pas toutes les manigances de ton Geoffrey pour que tu restes bien à ta petite place dans cette société. Celle que l’on t’a assigné. Celle que tu ne veux surtout pas perdre pauvre crétin minable! )

17/01/2015 15:15

Caroline Huens

Et c’est dingue hein?

Je ne te demandais pas de quitter ton job, hein?

Je ne te demandais pas de militer comme un malade, hein?

Je ne te demandais pas d’abandonner tes filles, de partir dans un ashram, en Lozère élever des chèvres, de courir nu tous les matins sur la place de ton village avec un slogan féministe peint sur ton corps, hein?

Non, je t’ai juste demandé de t’engager vis-à-vis de moi, de m’aimer et de me laisser t’aimer, de changer de paradigme pour le pire et le meilleur jusqu’à ce que la mort nous sépare.

Pas de déshériter tes filles.

Pas de bouffer des nouilles jusqu’à la fin de tes jours.

Pas de vivre sous un pont.

Pas d’être un mendiant.

Au contraire même.

De développer tes talents et tes capacités.

De devenir un homme.

Rien que du bon, en somme.

Mais tu as trop peur.

17/01/2015 15:29

Caroline Huens

Bon, aller, ma petite séance d’humiliation se clôture ici.

17/01/2015 15:45

Caroline Huens

Je sais que tu sais que nous savons que moi, Caroline l’anarchiste, la féministe en aura malgré tout tiré parti de notre relation. Des leçons pour moi encore. De l’assurance et de la confiance en moi, encore. Du chemin gagné dans ma montagne, encore. Mon rocher de Sisyphe encore amoindri. Que je vais avoir la nostalgie de tes étreintes et de ton amour, le vrai, celui que nous avons pu dérober au patriarcat. Du seul courage que tu ais eu, celui de reconnaître tes torts et pas de les nier, comme je l’ai écrit sur mon mur, comme l’a écrit Amandine, cela m’a époustouflée moi aussi. Mais cela ne me suffit pas comme réparation. C’est en ça que je suis, peut-être, trop chère pour ta bourse. C’est en ça que tu ne peux pas te racheter une conduite et que je te pardonne. Je suis une cendrillon de luxe. Je ruine les geoffrey. Je leur nique la gueule et je les castre pour un bon bout de temps. N’est-ce pas? Oui, Zébulon, je les empêche de nuire pour un bon bout de temps, voire à jamais, d’enculer mes sœurs de misère. Toutes les autres putes de la terre. A ce jeu-là, je suis très forte. Puisque tu me parlais de jouer avec le père de mes fils, tu vois que je sais jouer, oui. Et cela ne me fait vraiment pas plaisir de le faire. Tu comprends très certainement pourquoi je n’aime pas que l’on m’y pousse.

17/01/2015 16:02

Caroline Huens

Et voilà la leçon. Là, je suis soulagée. Là, je n’ai plus peur. Je suis triste à crever, je suis seule à crever, mais je n’ai plus peur. J’ai affronté celle-ci; j’ai lâché prise. Et je sais que j’ai bien agi avec cette décision. Avec ce jugement et la sentence énoncée. Tout mon mépris pour toi ou toute ta réparation de tes torts. Je crois que c’est juste et équitable et éducatif. Et j’en suis fière. Et donc, j’ai encore gagné confiance en moi, en mes capacités, en mon courage. J’espère que tu en prendras l’exemple.

17/01/2015 16:06

Caroline Huens

Ha oui, une dernière chose, mon scrabble aussi est chez toi. Et si tu as un truc chez moi (je pense que tu ne tiens pas à tout prix à ta brosse à dent, mais qu’il y a peut-être une chose que tu as oublié chez moi) dis-moi quoi dans ton sms je te la mettrai à la fenêtre.

Gulliverte

by Anne Sylvestre

Vint une belle gaillarde

Épaulée comme un camion
Les yeux comme des mansardes
Et puis les cheveux si longs
Qu´on aurait dit l´autoroute
Qui va de Marseille à Aix
Elle mettait en déroute
Tous les donneurs de complexesElle dit « Je suis Gulliverte
Et je me sens bien
Vous me trouvez grande, certes,
Je n´en disconviens
Mais vraiment, mes petits hommes,
Vous êtes charmants
Vous me regardez en somme
Comme un monument
Grande, grande, je suis grande
Je m´ demande
À quoi servent ces échelles,
Ces escabelles »

Par amour ou par bravade
On en vit une flopée
Entreprendre l´escalade
De la belle démesurée
Mais ils se perdaient en route
Ou bien ils dégringolaient
Ne pouvant la saisir toute
La plupart abandonnaient

Elle dit « Je suis Gulliverte
Et vous m´épatez
Je ne me suis pas offerte
À vos privautés
Car enfin, mes petits hommes,
Si je vous fais peur,
Vous semblez ignorer comme,
Comment bat mon cœur
Grande, grande, je suis grande
Je m´ demande
Comment vous faire comprendre
Que je suis tendre »

Ils lui dirent « Tu es moche!
Mais pour qui donc te prends-tu?
Tu n´as rien dans la caboche
Et puis tu es mal foutue
Non vraiment, pour rien au monde
Nous ne voudrions de toi
Tu es vraiment trop immonde
Tu ne nous inspires pas »
Alors on vit Gulliverte
Se ratatiner

« C´est une trop grande perte
Je veux être aimée
Prenez-moi, mes petits hommes,
Je raccourcirai
Je serai comme trois pommes
Si cela vous plaît
Grande, grande, je suis grande
Je m´ demande
Quoi faire pour qu´on me désire
Et même pire »

Quand elle fut assez petite
On voulut bien l´épouser
On l´engrossa au plus vite
Pour l´empêcher de bouger
Elle fut, sans crier grâce,
Une admirable maman
Sans un rêve qui dépasse,
Trompée raisonnablement
Et puis on vit Gulliverte
Se mettre à changer
Et par la fenêtre ouverte
On l´entendit chanter

Elle dit « Mes petits hommes
Je me sens grandir
Et je me retrouve comme
Dans mes souvenirs
Grande, grande, j´étais grande
Je m´ demande
Ce qui a pu me contraindre
À tant vous craindre »

Elle se mit sans scrupules
À s´allonger à vue d´œil
Ses soupirants minuscules
Durent en faire leur deuil
Malgré leurs échafaudages
Leurs gradins, leurs ascenseurs,
Leurs chansons et leurs chantages
Elle reprit sa hauteur

Elle dit « Je suis Gulliverte
Et je me sens bien
Vous me trouvez grande, certes,
Je n´en disconviens
Maintenant, mes petits hommes,
À vous de grandir
Comptez plus que je me gomme
Pour pas vous ternir
Grande, grande, je suis grande
Je m´ demande
Si c´ n´est pas par votre faute
Que je suis haute

Grande, grande, je suis grande
Je m´ demande
{x2:}
Comment vous faire comprendre
Que je suis tendre »

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