Moi, Caroline H., 45 ans, droguée, prostituée.

Voici un autre article que j’ai rédigé sur Facebook et qui est au centre de mon féminisme. Le vrai féminisme. Le féminisme dit « radical » parce qu’il s’attaque à la racine du patriarcat, à la vie privée des patriarches, à leurs besoins irrépressibles de violer les femmes et les enfants et les homosexuels, car ils les exploitent sexuellement et économiquement, parce qu’ils leurs arrachent leur consentement à être leurs esclaves dociles à coup de bite et de fric. De celles qui castrent les patriarches et leurs allié(e)s (Les femmes respectables, les pudibondes, les mamans, les bourgeoises et les « féministes « pro-sexe », pro-prostitution, plutôt, les anciennes actrices porno reconverties en sexologues. Comme si les féministes n’étaient pas pro-sexe. Comme si les féministes haïssaient les hommes et ignoraient leurs « besoins » sexuels et affectifs…. misère! 😦 ) . Cette étiquette de « radicales » fait peur au peuple, aux gentils petits garçons et aux gentilles petites filles, car les patriarches leurs ont fait croire que nous sommes des extrémistes haineuses et en profitent pour décrédibiliser nos actions. Donc, je suis une vraie féministe qui aime les hommes mais qui est bien mal-aimée par eux. Donc, je suis une abolitionniste de la prostitution. Mon article explique pourquoi. Mais, avant de le lire, vous pouvez déjà lire cet article plus court et, sans doute, moins « violent »… vu que ce n’est pas un témoignage, alors que le mien en est un…

 http://www.slate.fr/tribune/65433/abolir-systeme-prostitueur-droits-humains

http://fr.wikipedia.org/wiki/Moi,_Christiane_F.,_13_ans,_drogu%C3%A9e,_prostitu%C3%A9e%E2%80%A6

Certain(e)s d’entre vous se souviennent, peut-être, de ce livre. Je l’ai lu quand il fut publié en français, je devais avoir 14 ans. Ce fut un choc sans en être un. Je « savais » déjà ce qu’était la toxicomanie, ce qu’était la prostitution, ce qu’était la dépendance affective. Je savais déjà ce qu’étaient, surtout, le sado-masochisme, le déni, la honte, la dépression, la violence psychologique, le viol, le patriarcat, l’hypocrisie … et toutes ces sortes de choses…

Vous savez que je suis très engagée dans le féminisme abolitionniste de la prostitution. Vous le savez, mais peut-être, ne savez-vous pas vraiment pourquoi. Comme mon ex-« ami » ne le savait pas vraiment non plus, celui à qui j’ai consacré un article sur le sujet et qui m’avait écrit : « Mais les indignations virtuelles, sur des sujets inconnus, avec des motivations floues et avec des résultats improbables ; ce n’est pas mon monde, en effet. »

https://carolinehuens.wordpress.com/2015/02/04/mp-a-un-ami-fb-au-sujet-de-la-prostitution/

Bien. Je vais donc exposer ici, absolument pas virtuellement, mes motivations claires, le pourquoi de mes indignations sur un sujet que tout le monde connaît fort bien, puisque l’on dit de lui qu’il est le plus vieux métier du monde, que je l’ai pratiqué, même si ce ne fut pas pour du fric, comme je pratique ici, le métier d’écriture, et puisque, également, ce sujet je le potasse, je lis tout ce que je peux sur lui, sur des sites dont les idéologies sont forts différentes, et, tout cela, pour obtenir des résultats évidents, à commencer par un besoin irrépressible de me soulager les tripes, de dénoncer l’hypocrisie de notre société, son inhumanité, son immoralité judéo-chrétiennne bourgeoise.

Voici un ou des MP que j’ai échangé(s) avec un autre ami FB qui, heureusement, n’a pas pris de navette pour la planète Mars. (Je ne sais pas encore ce que je vais sélectionner dans nos échanges, ce que je vais ajouter, aujourd’hui et/ou plus tard. Mes articles sont modifiables à l’envi, je ne vais donc pas m’en priver. 🙂 Le premier texte est, en fait, presque le dernier que je lui ai envoyé. Je parle principalement de la prostitution féminine, celle qui est la plus importante et que je connais mieux puisque je suis une femme.

« Je me suis prostituée Philippe.

Pas pour de l’argent, non.

Même pas pour un peu de confort.

Je n’ai pas été contrainte de le faire pour avoir un toit pour dormir une nuit d’hiver glaciale comme l’a fait l’une de mes copines qui savait, bien évidemment, que le « gentil » monsieur qui lui proposait de l’héberger avait une idée très précise de la forme que pouvait prendre sa reconnaissance, à elle, pour tant de bonté de sa part, à lui. Remarque, je ne me souviens plus très bien si elle s’est laissée violer, maintenant, ou si elle n’a pas pris ses jambes à son cou aux petites lueurs d’une aube glauque, quand il l’a rejointe dans la chambre « d’ami », pour venir chercher sa «  »petite » récompense » et qu’il l’a insultée, la traitant de salope d’allumeuse, de pute récalcitrante,  quand elle a refusé, justement, d’écarter les jambes comme une « bonne fille »…

Mais je l’ai fait.

Et plus d’une fois.

Je me suis prostituée pour avoir la paix avec le père de mes gosses. Je l’ai laissé me baiser pour qu’il soit calme et ne passe pas la journée du lendemain à me hurler dessus pour tout et n’importe quoi. J’ai même simulé des orgasmes pour accélérer sa masturbation dans mon vagin. Je n’ai eu le courage de me refuser à lui qu’au bout de 6 ans de vie commune. Heureusement, il n’avait pas une libido exacerbée.

Je me suis prostituée contre un peu de tendresse et/ou pour « garder » des hommes à mes côtés.

J’ai accepté de me faire enculer à sec pour « montrer » à certains hommes que je n’étais pas une coincée du cul et, même, que j’étais « un super coup ».

J’ai accepté de ne pas obliger des hommes à user d’un préservatif alors que je venais de les rencontrer … la quasi la totalité de mes « amoureux » ou « coups d’un soir ».

J’ai accepté de me faire baiser par des hommes qui ne se préoccupaient pas de mon plaisir, qui ne touchaient pas mon clitoris, qui, même, me retiraient la main si, moi, j’y pourvoyais toute seule, car ils ne concevaient pas qu’autre chose que leur bite puisse me procurer du plaisir.

Pourquoi ne les ai-je pas éjectés de mon plumard?

Pourquoi ne leur ai-je pas parlé de leur égoïsme et de leur stupidité?

Parce que j’ai toujours vécu dans une société patriarcale.

Et cette société patriarcale m’a bien inculqué que les hommes étaient immatures.

Et que quand tu tombes amoureuse d’un homme immature, il prendra ses jambes à son cou et s’enfuira immédiatement si tu le places trop « brutalement » (et c’est fou comme cette « brutalité » est vite atteinte, crois-moi!) face à sa goujaterie et à son immaturité.

Que j’espérais qu’à force de patience, par petites touches, les hommes que j’aimais auraient une chance d’ acquérir de la maturité, qu’ils auraient du courage, qu’ils m’aimeraient suffisamment pour se soigner….mais, aucun d’entre eux ne possédait une miette de ce courage, une miette d’amour pour moi…vu qu’ils n’en possédaient pas pour eux-mêmes, la plupart du temps ….

Mais, aujourd’hui, je n’ai plus, pour eux, la moindre miette, à mon tour, « d’amour », d’indulgence coupable, de compréhension bienveillante et attendrie d’une mère laxiste qui est incapable de se faire respecter tant elle a peur de ne plus être aimée. Je les méprise profondément.

Je ne me suis pas respectée…. et je n’ai pas respecté les hommes que j’ai laissé ne pas me respecter. Car ce n’est pas les respecter que de les croire incapables de changement, de les laisser croire une seconde que les torts sont partagés quand une histoire d’amour se casse la gueule, que de ne pas les responsabiliser et les voir s’enfoncer, de plus en plus, dans la déchéance dont ils ne pourront plus jamais sortir à moins de se flinguer. Je le sais, il m’a fallut quatre ans pour que j’ose demander à un des hommes que j’aimais si il avait déjà touché le clitoris d’une femme, ne fut-ce qu’avec ses doigts et si les sexes des femmes le dégouttait…il ne m’a pas répondu…et son silence voulait tout dire, n’est-ce pas? J’ai vraiment eu peur qu’il ne se flingue. Mais, d’après ce que j’en sais, il vit toujours. D’après ce que j’en sais, il doit dormir sans trop de difficultés. Comme quand je partageais sa couche, moi l’insomniaque, moi qui me demandait ce que j’avais bien pu faire de mal pour qu’il ne me désire plus, alors qu’il m’aimait tant cet homme qu’il avait besoin de me serrer si fort contre son corps pour s’endormir, ce corps que je désirais, moi, si fort, que je ne parvenais pas à m’endormir. Il dort, oui, j’en suis certaine, mais le tic qu’il avait, celui de plisser son front avec ses sourcils contractés, celui que mon fils cadet n’a remarqué qu’au bout de quatre ans de ma relation avec cet homme (c’est vrai qu’il ne le voyait pas beaucoup ce « grand frère, le préféré, le chouchou de maman »… ), quand cela commençait à devenir « tendu » entre nous, oui, ce tic a dû s’accentuer, je pense.

Et je n’ai pas respecté les femmes…toutes les autres…celles qui me suivraient dans les bras d’hommes que je savais incapables de les respecter. J’ai même souhaité avec ardeur que certains hommes, dont un des pires, se « mettent en ménage » avec une femme. Pourquoi? Parce que, par exemple, l’un des pires, le père de mes enfants, n’avait pas cessé d’être violent et que j’espérais qu’elle puisse les protéger de sa violence, alors que moi, je n’y avais pas réussi, vu qu’il avait fini par passer des dénigrements qui dépersonnalisent, à la « correction » physique de notre aîné de 6 ans qui stigmatise, en passant par la démolition du mobilier qui terrorise.  https://www.youtube.com/watch?v=GCmdwdfKK_E Et j’en ai voulu à toutes les femmes qui m’avaient précédée dans leurs bras de ne pas m’avoir avertie de ce qu’ils allaient me démolir…mais les aurais-je écoutées ou me serais-je dit qu’elles étaient encore amoureuses, jalouses et dépitées de voir comme je leur correspondais bien mieux qu’elles, enfin, « Les hommes de ma vie » avaient rencontré « Leur âme soeur », une qui n’était pas alcoolique, une qui ne prendrait pas 17 kg, une qui ne serait pas violente et hystérique, une qui ne serait pas maladivement jalouse, une qui n’aurait….aucune exigence particulière, qui les prendrais « comme ils sont » sans vouloir les changer, les envoyer chez un psy pour qu’ils y règlent leur complexe d’Oedipe…enfin une vraie femme, quoi, sexy-intelligente-servile-pas vénale-indépendante-mature-etc.

J’étais immature, bien sûr, moi aussi. Immature ou fracassée? Car, quand on passe de Charybde en Scylla, des bras d’un bourreau des cœurs, à ceux d’un bourreau domestique…hé bien, si l’on avait pas fort confiance en soi, cela ne s’arrange pas…parfois, on entre dans l’auto-destruction, pour placer sa douleur ailleurs, parfois on a fini par croire à ce qu’ils nous ont raconté, que nous ne sommes pas aimables. Baisables, mais pas aimables, nous ne sommes plus bonnes qu’à cela, nous faire baiser, nous n’avons pas réussi à être des mamans pour eux, nous serons donc des putes pour les autres.

La maturité devait me conduire à leur dire avec virulence qu’ils se comportaient comme des rustres, des trous du cul, des lâches, des cloportes. Qu’ils se cassent, tant pis. Que je reste célibataire, tant pis.

…mais, en fait, si je restais célibataire, si je ne parvenais pas à rencontrer un homme qui soit mature, ou suffisamment mature pour ne pas s’enfuir dès que je le mettais face à ses responsabilités, qu’il tienne assez à moi pour le faire… hé bien, le patriarcat aurait gagné, n’est-ce pas? Je serais bien devenue une féministe « mal-baisée » qui déteste tous les hommes, non? Mal baisée, parce que pas baisée du tout…je ne parle même pas d’être aimée, ouf, cela, c’est encore une autre histoire. Une féministe, pour le patriarcat, ce n’est pas aimable, ce n’est pas baisable, ce n’est pas sexy et très bandant…quoique… oui, en fait, c’est violable une salope de féministe qui éructe contre les patriarches… d’ailleurs, cela lui fera fermer sa sale gueule si on la viole cette pouffiasse!

Ma grand-mère, qui n’avait pas le feu au cul, elle, qui était une femme convenable, elle, qui était indépendante, elle, puisqu’elle était médecin, qui n’avait pas besoin d’être aimée par un homme, elle; quand son mari qui aimait assez les bonnes choses de la vie, et entre autres choses, avoir de chouettes relations sexuelles, a demandé à ma grand-mère d’accueillir sa maîtresse dans leur maison car il avait besoin d’une infirmière et qu’il allait la former à ce poste (il était, également médecin), ben, comme une bonne féministe qui se respecte (Edit : Vraiment? Vraiment une féministe? Ou une femme qui fut « excisée symboliquement » et qui considère les relations sexuelles et affectives comme dégoûtantes. Qui pense que les hommes sont de gros obsédés avec une bite à la place du cerveau. Qui méprise les autres femmes plus « connes » qu’elles, les putes, celles qui écartent les cuisses pour du fric, du boulot, des revenus ou des manteaux de fourrure … comme cette « infirmière ». Tandis qu’elle, une femme qui se respecte, une femme indépendante, n’a nul besoin de sexe, ni d’affection… 😦 ), elle lui a dit : « C’est elle ou moi et les enfants. » …ben, il a choisit sa future infirmière qui l’a largué, elle, quelques années après, mais sans avoir, entre-temps, ruiné mon papy… je ne pleure pas sur son sort, bien sûr, mais j’ai de la peine, tout de même, car ma grand-mère était un chouïa pudibonde et ne devait pas être une affaire au lit. Quant à ma grand-mère, hé bien, elle avait 3 moutards et n’avait donc, plus besoin d’un homme dans sa vie. Comme elle était médecin, elle a réglé ses soucis hormonaux en se faisant des injections de bromure (ou en en buvant, je ne suis pas spécialiste) quand sa libido qui ne devait pas, pourtant, être débordante, lui donnait des chaleurs animales assez peu ragoutantes.

Moi, ma libido, quand elle n’est pas au ras-des-pâquerettes sous les humiliations d’un bitard, est assez dans la norme, je crois. C’est-à-dire que je ne fais pas l’amour le samedi comme les « gentils », je le fais n’importe quand, vu que je suis méchante. Mais, il n’y a pas que ma libido, en fait, il y a aussi, mon petit cœur de beurre qui aime se faire dorloter et qui préfère manger à table avec un chouette gars, que de s’enfiler un plateau repas devant « Le journal de Bridget Jones »…. donc, c’est embêtant de devoir rester célibataire quand on est trop immature pour « choisir » un homme mature et non un gamin de merde, un couillon, un trou-du-cul de première catégorie…. vous voyez mon problème et le problème de milliards de bonnes-femmes dans mon style?

Sur le sujet de l’immaturité des hommes et des femmes dans la société patriarcale, Gilles Vervisch, philosophe et chroniqueur radio, a rassemblé quelques-unes de ses réflexions dans un livre: « Comment ai-je pu croire au Père Noël ? », que je recommande à tous et toutes, et ce, dès le plus jeune age possible (si on a des enfants qui n’aiment pas (encore 😉  lire, vous pouvez, de temps à autre, leur lire un chapitre ou un extrait d’un chapitre et continuer à « philosopher au quotidien » avec eux). Deux de ces chapitres parlent plus précisément des relations hétérosexuelles. L’un qui explique assez bien la bêtise insondable des femmes, leur immaturité totale :  » Comment ai-je pu rester si longtemps avec un mec aussi con? », et, pour la difficulté à s’engager des hommes, à « se laisser passer la corde au cou », leur immaturité totale, aussi, donc, : « Est-ce que je l’aime assez pour vivre avec elle? ». Vous pouvez en lire presque l’entièreté de ces deux chapitres ici : http://books.google.be/books?id=WQqfYB7CJZwC&pg=PT45&lpg=PT45&dq=comment+ai-je+pu+rester+si+longtemps+avec+un+mec+aussi+con&source=bl&ots=MaFb17_D2H&sig=dmAcWmv0Jr6vlNokWonG01ilXBA&hl=en&sa=X&ei=WiY-VJ3nPMedPdylgagD&ved=0CB8Q6AEwAA#v=onepage&q=comment%20ai-je%20pu%20rester%20si%20longtemps%20avec%20un%20mec%20aussi%20con&f=false , mais franchement, le bouquin est si intéressant que vous vous épargnerez des mois de thérapies en l’achetant et en le lisant. D’autant, que ce Monsieur est plus « aimable » que moi, qu’il attaque le patriarcat de manière plus humoristique et avec plus de compassion que je ne le fais, moi, si virulente, si agressive, si « à fleur de peau », si « crue », « obscène » et trèèèèèès dérangeante vu que je parle de sexualité, ce domaine tellement « tabou » qu’elle s’étale en permanence sous les yeux des plus petits enfants grâce aux magnifiques publicités pornographiques de notre non moins magnifique société de « cons-sommation ».

Voilà pourquoi, aujourd’hui, je ne laisse plus le moindre manquement se faire à mon égard. Je ne pars pas immédiatement dans la virulence, mais je suis ferme et catégorique. Quand on me marche sur les pieds, quand on me crache à la gueule, quand l’on veut me baiser sans préservatif et sans m’interroger sur ma prise ou non d’un contraceptif, sur mes désirs et plaisirs, quand l’on est incapable de s’engager avec une femme que l’on prétend respecter, voire aimer, voire admirer, je ne suis plus douce et gentille et à l’écoute. Je suis virulente, oui! »

Accepter d’être une mère de substitution pour « l’amour » d’un homme, c’est ne pas se respecter soi, ni respecter cet homme, c’est de la prostitution.

Qu’est-ce que c’est qu’être une mère de substitution?  C’est de lui donner tout de manière inconditionnelle, votre temps, votre attention, votre exclusivité sexuelle, votre exclusivité affective, ou, du moins, qu’il en ait la primauté sur toutes les autres personnes que vous aimez, y compris vos enfants si vous en avez, votre argent, cela a une moindre importance, mais c’est, peut-être, parce que je n’ai jamais été riche, alors, aussi votre investissement dans sa vie à lui, dans la décoration de sa salle-de-bain, sa mère à aller voir à l’hosto, ce genre de saloperies là, parce que, souvent, sa mère, elle ne vous aime pas, hein, il essaie de la remplacer par vous, donc, cela ne lui plaît beaucoup évidemment à elle. Une fois que vous avez tout donné, hé bien, « l’homme de votre vie » dispose, il prend ceci, jette cela, décide de quand, comment, où, à quelle fréquence il daignera vous voir, si vous habitez ensemble ou non, si vous communiquez, quand vous n’êtes pas ensemble, via gsm, mail, MP sur FB, etc. C’est un gouffre affectif qui ne donne pas grand chose pour tout ce que vous lui donnez vous. C’est l’homme décrit par ce bouquin : « Les hommes qui ont peur d’aimer » Mais si ce bouquin est intéressant à lire, il doit être impérativement suivit de la lecture de cet article, sinon, vous êtes perdues Mesdames… et Messsieurs! :http://chabadabada.over-blog.com/article-plaidoyer-contre-ces-hommes-qui-ont-peur-d-aimer-mais-c-est-pas-de-leur-faute-91641811.html C’est accepter, par exemple, de ne pas lui parler de mômes…ceux que vous aimeriez faire avec lui, ni de ceux que vous avez eu le « caprice » de faire avec un autre avant de le rencontrer lui, l’ « HOMME » de votre vie…de ne pas lui demander de partir en vacance avec eux dans les bagages : « Tu auras tout le temps d’en profiter sans moi quand je serai avec mes potes à faire de la moto au Sahara ma chérie, chacun ses hobbys, on ne peut pas toujours tout partager, un peu d’indépendance, c’est extrêmement bénéfique pour les couples! Comment? Oui, c’est vrai, nous habitons à cent kilomètres l’un de l’autre, mais tu vois comme c’est chouette, nous, nous avons encore des conversations passionnantes au resto, tandis que les autres couples « plan-plan », ils n’ont plus rien à se dire, n’est-ce pas? » …. bref, je n’ai pas besoin d’en dire plus, je pense que vous aurez compris que cet homme-là, a des petits soucis avec « L’ENGAGEMENT »….

Accepter d’être une putain pour « l’amour » d’un homme, c’est ne pas se respecter soi, ni respecter cet homme, c’est de la prostitution.

La prostitution est le premier outil du patriarcat pour asservir les femmes, les mettre en dépendance. C’est une violence faite contre TOUTES LES FEMMES. Que ces dernières en soient conscientes ou non.

Réduire les femmes aux rôles de « Maman » et/ou « Putain », c’est de la prostitution. Mêmes si ces femmes jouent les deux rôles dans la même journée vis-à-vis du même homme, ce sont des rôles et leurs besoins fondamentaux de FEMMES MATURES ne sont pas respectés. Même si c’est joliment dit comme dans cette chanson :  » https://www.youtube.com/watch?v=B3hzTT1qrT8  » , ce cloisonnement entre la sexualité et l’affectif que la majorité des hommes font (je dis bien la majorité, ne venez pas avec vos « Not all men »), plus ou moins consciemment, avec plus ou moins d’étanchéité, c’est de la prostitution. Le mot est fort de café? C’est amer et difficile à avaler? …. pas autant que le foutre avalé par des milliards de femmes tous les jours que la nature fait. Je sais que la majorité des hommes n’en sont pas coupables de ce cloisonnement. Ils n’en sont pas coupables, mais bien responsables et un peu victimes…je dis bien un peu. Je sais que la majorité des femmes ne sont pas coupables de ce cloisonnement. Elles n’en sont pas coupables, mais bien victimes et un peu responsables…je dis bien un peu. Et ce n’est pas faire de la « victimisation » que de le dire d’un ton catégorique et péremptoire. Ce n’est pas infantiliser les prostituées que de l’affirmer. Ce n’est pas être paternaliste envers elles. Ce n’est pas avoir une morale pudibonde de coincé(e)s du cul que de le crier : SE PROSTITUER NE PEUT PAS ETRE UN CHOIX !!! Il est possible que certaines femmes à force d’être si mal aimées par les hommes, de se faire continuellement baiser la gueule, décident d’en tirer, au moins, un avantage financier. De se venger d’eux, de le leur faire payer, c’est le cas de le dire. D’abuser de leur faiblesse, de leur immaturité, et, à leur tour, de leur mentir, de les laisser croire à leur « virilité » triomphante, à leur « générosité », leur « grandeur d’âme », leur « gentillesse », leur « supériorité », leur « bonne conscience », leur « pas de leur faute », leurs « besoins irrépressibles », leur « respect » et leur « amour » des femmes … selon les « cas » dont elles s’occuperont. Il est possible que ces dernières ne veulent pas, absolument pas que la prostitution soit éradiquée. Ils est possible qu’elles défendent avec ardeur et conviction que c’est un choix éclairé de leur part. Qu’elles sont majeures et vaccinées, qu’elles savent très bien se défendre toutes seules et que les abolitionnistes veulent foutre leur business en l’air et faire fuir les clients. qu’elles se portent très bien, merci ! Alors, même si c’est vrai pour elles que de se faire baiser par des gamins immatures qui ne savent pas se servir de leur veuve poignet et/ou ont la trouille des psychologues et sexologues et/ou des sadiques qui ne peuvent bander que pour les culs des esclaves soumises qu’ils méprisent, leur glisse sur leurs âmes, leurs cœurs, leurs chairs comme sur le dos d’un canard…. ce que je ne crois pas possible, mais soit, elles ne se montrent pas solidaires avec des milliards de femmes qui sont des victimes directes ou indirectes de la prostitution. Et les victimes directes de la prostitution sont la majorité des prostituées, pas cette minorité bourgeoise incapable d’empathie pour les autres. Le « droit » de ces prostituées pas du tout « libérées » de la morale judéo-chrétienne et patriarcale, à mon avis, sert de caution pour justifier ce qui est, pour moi, la pire des violences faites aux femmes en ce monde.

… à suivre …

« Il y a entre les propriétaires des maisons de prostitution échange de femmes, comme il y a échange de chevaux ou de bœufs entre agriculteurs ; ce sont des troupeaux, le bétail humain est celui qui rapporte le plus. […] Si les grands négociants des marchés de femmes qui parcourent l’Europe pour leur négoce, étaient chacun au bout d’une corde, ce n’est pas moi qui irais la couper. ».Louise Michel

Si vous êtes français(e) et que ce texte que j’ai sorti de mes tripes et de mon cerveau après des mois d’insomnies vous a touché et fait comprendre que la prostitution c’est le viol de toutes les femmes de ce monde, ne donner que trois choix aux femmes, celui d’être une mère aigrie ou une putain martyre ou les deux à la fois, mais jamais une femme aimée et aimable par un homme, ou des hommes, aimables et aimés, signez cette pétition parce que toutes les femmes le « valent » bien, comme tous les hommes le « valent » bien, en tous cas s’ils comprennent qu’ils valent mieux que ce que le patriarcat voudrait qu’il soient des petits garçons émasculés par des mères castratrices-excisées-exciseuses :

« Quand j’entends certains dire qu’il faut laisser aux femmes le « droit de se vendre », je crois qu’ils ne comprennent pas qu’en fait nous donnons l’autorisation aux hommes de toutes nous acheter, n’importe quelle femme, toutes les femmes. Il faut que ça cesse! »

https://www.change.org/p/s%C3%A9nateurs-trices-votez-la-loi-visant-%C3%A0-abolir-le-syst%C3%A8me-prostitutionnel-p%C3%A9tition-de-rosenhicher

http://www.liberation.fr/societe/2014/09/02/la-prostitution-est-une-drogue-puis-une-mort-lente_1092355

Voici la vraie gueule du Voici la vraie gueule du « Prince charmant » patriarcal, de « l’homme viril », de celui dont toutes les petites filles, les petites princesses, comme les pauvres bergères devraient tomber amoureuses selon le patriarcat. Un petit roitelet de merde, bouffi de son importance, cruel, veule, ne sachant jouir que de la souffrance d’autrui…

« Juste une femme », un coup de poing à tous les harceleurs, de rue comme de bureau, aux maris violents et à tous ces autres qui trouvent toujours des excuses pour estimer que « ce n’est pas grave ».

« Ce n’est pas grave/c’est juste une femme/ juste une femme à saloper… juste une femme à humilier/ Je pense pas qu’on doive s’en inquiéter/c’est pas un drame/ c’est juste une femme ».

Dans une interview sur France Info, Anne Sylvestre explique que cette chanson lui a été inspirée par l’affaire DSK ou plutôt, par les réactions à la plainte de cette femme de chambre noire qui accusait le patron du Fonds Monétaire International de l’avoir agressée sexuellement. On a entendu à l’époque des mâles resserrer les rangs autour de l’accusé, comme cet homme politique estimant qu’on en faisait trop, qu’après tout « il n’y a pas eu mort d’homme ». A quoi Anne Sylvestre répond dans sa chanson : « Dès qu’une femme/Est traitée comme un paillasson (…) Dites vous qu’il y a mort d’âme ». https://www.youtube.com/watch?v=axgfSiobqn4

https://www.facebook.com/caroline.huens/posts/10205016955286241?comment_id=10205016963566448&notif_t=like

https://www.facebook.com/caroline.huens/posts/10205020988147060?comment_id=10205021218912829&offset=0&total_comments=3&notif_t=share_comment

Cet article a suscité de nombreux commentaires et discussions sur Facebook … je vous laisse le lien pour que vous puissiez y ajouter le vôtre si cela vous démange… ou, en-dessous de cet article mais vous devrez attendre que je le « modère » alors! 😉

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2 réflexions au sujet de « Moi, Caroline H., 45 ans, droguée, prostituée. »

  1. Ping : « Es-tu une pute ou une putophobe?  … ou … « Es-tu libérée sexuellement (putain) ou une coincée-du-cul (maman) ? «  | «Caroline Huens

  2. Ping : La faute aux mères si leurs fils sont des violeurs, des machos, des phallocrates, des harceleurs … vraiment? | Caroline Huens

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