« L’égalité des chances » c’est un oxymore!

http://fr.wikipedia.org/wiki/Oxymore

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http://www.lesoir.be/798602/article/actualite/belgique/2015-02-19/chomeurs-ne-peuvent-plus-s-occuper-leurs-enfants-malades

Ben voyons!  Cela vous étonne? Moi pas! C’est encore qui les salauds responsables de la crise des subprimes? Ha ben oui, hein, les enfants des pauvres! … ceux qui n’ont pas mérité de vivre et qui bouffent les impôts des bons pères et des bonnes mères de famille qui ont un bon petit CDI ou une bonne petite entreprise à faire tourner, non? Car les chouettes ministères de « lutte contre la pauvreté » et/ou pour l’ « égalité des chances », ils ont tellement reçu de fric des contribuables et tellement bien fait leurs boulots qu’ils ont pu faire des économies pour rembourser notre dette … aux banquiers et actionnaires ces gentils messieurs (et quelques dames, allez, je suis bonne princesse!) qui nous ont si tendrement prêtés du fric à des taux d’usures au moins trois fois… plus élevés … que l’argent qu’ils obtiennent, eux, à des taux ridicules…ou carrément sans devoir rembourser des intérêts…  C’est où que cela cloche donc dans notre système « démocratique », « humaniste », hum?  Ha ben ouais, cela doit être que la pauvreté, c’est congénital … comme la connerie, non? 

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La pauvreté en bouteille

 » Les pauvres étaient tellement pauvres qu’ils prirent leur faim, ils la mirent en bouteille et ils allèrent la vendre.Les riches l’achetèrent.Les riches avaient déjà mangé de tout dans leur vie, du caviar farci au trouduculapraline en brochette, et ils voulaient aussi connaître le goût de la faim des pauvres.

Ils l’achetèrent, ils y mirent le prix,

et les pauvres eurent de quoi s’en sortir pendant quelque temps.

Après quoi ils redevinrent aussi pauvres qu’avant. Alors ils mirent leur soif en bouteille et ils allèrent la vendre.Les riches l’achetèrent. Ils avaient bu de tout dans leur vie, du Brunello au Tavarnello, mais ils n’avaient pas encore goûté à la soif des pauvres. Ils l’achetèrent, ils y mirent le prix,et les pauvres eurent de quoi s’en sortir pendant quelque temps.

Après quoi ils se retrouvèrent dans la pauvreté. Alors ils prirent leur colère, ils la mirent en bouteille et ils allèrent la vendre.Les riches l’achetèrent.Les riches avaient déjà été déçus dans leur vie,il leur était arrivé de se casser le cul mais ils n’avaient jamais éprouvé de vraie colère.Ils l’achetèrent donc aux pauvres, qui en avaient beaucoup.Ils y mirent le prix,et les pauvres eurent de quoi s’en sortir pendant quelque temps.

Après quoi ils se retrouvèrent pauvres.Ils vendirent donc également la pudeur, la honte et la souffrance.Ils mirent l’émotion et l’insubordination en bouteille, et aussi la violence, l’émancipation, la révolte et la pitié.

Avec le temps, les caves des riches se remplirent de bouteilles.À côté des grands vins millésimésils collectionnaient la faim des sans-culottes de la révolutionet la colère des journaliers qui occupaient les terres dans le sud.

Entre les mousseux et les champagnesla folie des pellagreux des campagnes trouva sa placeavec l’orgueil de l’aristocratie ouvrière qui avaient défendu les usines contre les nazis et conquis ses droits par la lutte syndicale.

Entre les vins nouveaux et les vins doux on trouvait l’écœurement des précaires et des sans-abriet aussi la détermination des zapatistes qui marchèrent cagoulés sur Mexico

Après quelques générations, les pauvres avaient tout vendu.Les pauvres devinrent si pauvres qu’ils prirent leur pauvreté, la mirent en bouteille et allèrent la vendreLes riches l’achetèrent car pour être vraiment riches il fallait qu’ils aient aussi la misère des misérables.

Quand les pauvres se retrouvèrent sans rien, ils s’armèrent.Pas de fourchette et de couteau, mais de pistolets et de fusils car la révolution n’est pas un dîner de gala, c’est un acte de violence.

Ils marchèrent vers la mairie mais quand ils arrivèrent sous le balcon du podestat ils s’arrêtèrent et ne surent pas quoi dire.

Car sans la colère et la faim,sans l’orgueil et l’écœurement,sans culture ni conscience de classe, on ne fait pas la révolution.

Alors le podestat descendit à la cave, revint avec une bouteille et la donna au peuple.Elle contenait la liberté conquise par leurs grands-parents,mais que leurs parents avaient vendue depuis belle lurette.Ils pouvaient s’en faire un hymne, un parti, un cercle ou un drapeau.Ils la débouchèrent, mais pour terminer ils n’en firent rien du tout.

Parce que la liberté, seule, ne sert à rien.

Alors le podestat fouilla dans sa poche et trouva une boîte de bonbons à la menthe.Il la donna au peuple.Et à compter de cet instant les pauvres furent libres.

Libres de sucer des bonbons à la menthe. »

Asciano Celestini

Lepetit citron

BertoldBrecht – Kurt Weill

Si tu veux devenir grand homme

Il te faut un petit citron

C’est le propre du grand homme

De pressurer le petit citron

Le citron du petit homme

Fait la joie du gros patron

C’est pourquoi le petit homme

Pleure déjà comme un poltron

Bon Dieu, sois ferme !

Pas de pitié pour les faibles !

Cogne dessus et tape-lui sur le citron !

Si le p’tit homme prétend faire des manières

Ce n’est pas ton affaire, tu n’es pas son père

Bon Dieu, sois ferme !

Pas de pitié pour les faibles

Pas de sentiments, mets-lui un bon coup sur la gueule

Mets-lui un bon coup sur la gueule !

La fiancée du pirate

Bertold Brecht – Kurt Weill
Oui c’est moi qui lave les verres et les plats
On m’appelle une Marie-couche-toi là
Quand on me donne un penny
Faut encore que j’dise merci
Me v’là en habits loqu’teux
Au fond d’cet hôtel miteux
Vous n’savez pas aujourd’hui qui je suis
Vous n’savez pas aujourd’hui qui je suis

Mais un soir, un beau soir
Grand branle-bas
Les gens courent sur la rive,
Disant : Voyez qui arrive !
Et moi je sourirai pour la première fois
On dira : Voilà que tu souris, toi ?

Un navire de haut bord
Cent canons aux sabords
Entrera dans le port !

Moi toujours je laverai
Les verres et les plats
J’serai toujours une Marie-couche-toi là
Quand on m’donnera un penny
Toujours je dirai merci
J’gardrai mes habits loqu’teux
Au fond d’cet hôtel miteux
Et demain, demain comme aujourd’hui
Vous ne saurez toujours pas qui je suis !

Mais un soir, ce beau soir pour qui je vis
Voilà que les canons
S’éveilleront et tonneront
Pour la première fois, j’éclaterai de rire
Quoi méchante, t’as le coeur à rire ?

Le navire du haut bord
Cent canons aux sabots
Bombardera le port !

Alors viendront à terre les matelots
Plus de cent, ils marqueront d’une croix de sang
Chaque maison, chaque porte
Et c’est devant moi qu’on apporte
Enchaînés, implorants, mutilés et saigneux
Vos pareils, tous vos pareils, beaux messieurs !
Vos pareils, tous vos pareils, beaux messieurs !

Alors paraîtra celui que j’attends, il me dira :
Qui veux-tu de tous ces gens que je tue ?
Et moi je répondrai doucement :
Tue-les tous! Chaque tête qui tombera
Je battrai des mains, hop là !
Et le navire du haut bord
Loin de la ville où tout sera mort
M’emportera vers la vie !

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La joueuse de golf, les migrants et les fonds européens… Fable tragique contemporaine ! Une joueuse de golf se concentre sur son swing sous le regard de son coach. A quelques dizaines de mètres de là, des migrants accrochés au sommet de la grille de la frontière avec le Maroc.. « Ces gens veulent simplement vivre.» José Palazón, photographe. Déjà, le choc ! Mais l’histoire ne s’arrête pas là… Le terrain de golf de Melilla, situé juste à côté de la grille qui sépare l’enclave du Maroc, est payée presque entièrement avec des fonds européens au développement régional (FEDER)… Fragment d’histoire d’une « civilisation », en pleine phase d’auto-destruction… Article dans le journal El País : http://politica.elpais.com/politica/2014/10/23/actualidad/1414070400_799108.html

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http://europa.eu/legislation_summaries/justice_freedom_security/fight_against_trafficking_in_human_beings/index_fr.htm

http://tra-son.fr/chants/Je-cherche-fortune.html

Merci les ami(e)s ! 🙂 ❤ :

http://www.rtbf.be/video/detail_bruxelles-des-activistes-derobent-des-meubles-a-bnp-paribas-fortis?id=1994161

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