Du patriarcat chez les anarchistes …

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Quand il s’agit de lutte des classes, de guerre contre le capitalisme, un grand nombre de personnes sont prêtes à s’investir, à s’indigner, à protester, à se foutre en rogne, à appeler un chat un chat.

Mais je déplore que lorsqu’il s’agit de lutte féministe, de guerre contre le patriarcat (et non de « guerre des sexes « comme les anti-féministes présentent les choses), là, il y a beaucoup moins de monde pour monter au front, pour s’indigner et à appeler un chat un chat.

La publication d’un slogan dans mes albums FB « Féminisme » et « Anarchie » ont suscité des réactions de la part de certains de mes « amis » masculins qui m’ont bien montré, à nouveau, comme le chemin est long, pénible et trèèèèèèès loin d’être abouti pour les féministes. Particulièrement avec celleux, mais surtout ceux (et en l’occurrence celui), comme de bien entendu, qui sont persuadé.es d’être des êtres à part qui ne participent pas au patriarcat, qui ne sont pas emplis de préjugés, qui n’exercent aucune domination et qui ne jouissent d’aucun privilège et/ou qui ne sont pas asservi.es, esclaves consantant.es.

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Je vais retranscrire les deux derniers commentaire des échanges que j’ai eu avec un homme qui est persuadé de ne pas être un anti-féministe vu qu’il conçoit parfaitement que c’est incompatible avec ses idéaux anarchistes et qui use, pourtant, de toutes les techniques de manipulation des patriarches ( Mansplanning, « Not all men » (et surtout pas lui, bien sûr), minimisation des violences faites aux femmes, amplification des « handicaps » des hommes pour les mettre aux même niveau, dépolitisation des violences qui ne sont plus structurelles et systémiques mais deviennent des « choix » individuels (et des mauvais choix des femmes, bien évidemment ! Voici d’ailleurs l’une de ses réflexions : « Je m’interroge pourtant souvent du choix que font certaines… On me dit que c’est instinctif, que la femme cherche une protection…  » … qui m’a immédiatement fait penser à l’analyse du « nice guy »  des « questions qui composent » http://lesquestionscomposent.fr/poire-le-nice-guy-portrait-robot/  : « Dans les « explications » courantes, le Nice Guy est un Nice Guy parce qu’il est con, parce que sa maman est conne de l’avoir mal élevé, parce qu’il a pas assez de couilles, parce que les femmes sont des chieuses, parce que les féministes racontent des conneries, parce que les filles sont trop superficielles et idiotes pour savoir avec qui elles devraient coucher, parce que les filles préfèrent les connards par masochisme ou stupidité féminine, ou pour aucune raison particulière. ») et qu’il nie les propos offensants qu’il me fait. Voici le lien pour lire l’entièreté de nos échanges :

Michel : 

Je me méfie de tous les pouvoirs… Y compris des pouvoirs laïcs…

Merci pour le lien vers l’article. Je comprends mieux ce que tu lui reproches. Je la « connais » un peu mieux aujourd’hui… Je n’irais pourtant pas jusqu’à qualifier cela de débile, mais bon… Je diverge effectivement sur de nombreux points par rapport à elle. Mais probablement aussi par à toi… Mais il faudrait beaucoup nuancer.

Il y a une grande différence entre critiquer et insulter. Et on peut critiquer sans faire de la merde pour autant. Je constate que beaucoup de chose te déplaît et que tu vois la violence masculine partout ou presque… Même dans l’humour et les taquineries que j’aurais qualifiées d’amicales… Je ne m’autoproclame pas expert de quoi que ce soit. Pas plus que je ne vais nier certaines expériences ni croire ne plus rien avoir à apprendre… J’en viens même à ressentir moi aussi une certaine violence dans ton ironie… Ou plutôt beaucoup de rancœur…

Je n’ai jamais eu aucun intention de t’humilier et je constante que ce qui m’excite en l’occurrence n’a pas du tout été compris et mal interpréter. Je m’en étonne !
Je ne vois rien d’humiliant pour qui que ce soit dans le fait de susciter du désir ou des envies… Je ne vois non plus rien de violent dans le fait de bander, cette une réaction saine et naturelle et c’est dans sa condamnation et sa réprobation que je perçois de la violence.

Je ne pense pas que toutes les femmes en ont marre du désir des hommes. Et une envie passagère n’est pas non plus une obsession.

Entre les deux formes extrêmes et symétriques, il y a la voie du milieu qui n’est pas une ligne droite mais de belles courbes harmonieuses… Et l’on peut s’en écarter, il n’y a même pas d’obligation d’y rester !

Le corps peut susciter du désir et des envies mais il n’est pas le désir ni l’envie.

Mais qu’est-ce qui peut bien te faire penser que Paule Salomon nie le patriarcat et les violences faites aux femmes ? Ou qu’elle nie la systémique et ne voit que des relations individuelles ?
Au contraire elle observe l’évolution des systèmes et du couple humain plus particulièrement.
Et loin de moi l’envie de te reprocher tes critiques vis-à-vis du patriarcat… Au contraire, je serais plutôt enclin à t’y encourager… Quoi que… Sans t’y perdre ni devenir une martyre pour autant…
Et apparemment je ne suis pas le seul à percevoir une certaines violence et de l’agressivité dans tes propos… Mais l’agressivité peu être créatrice et la violence parfois justifiée… J’ai dis « parfois » et non pas « toujours » !
La forme nous détourne parfois du fond. C’est dommage… Pourtant, je pense important de savoir exprimer ce que l’on ressent et de se défouler, de crier, de hurler sa colère, sa rancœur, d’exprimer ses sentiments et ses émotions même avec de la démesure, de la véhémence et même parfois une certaine violence et une agressivité libératrice… Tant que cela n’en devient pas une habitude…
Il y a un temps pour tout…
Je n’ai pas la trouille ni ne me sent coupable. Et j’estime même que ta colère est justifiée et légitime.
Bon courage et bonne continuation.

Caroline :

« Je constate que beaucoup de chose te déplaît et que tu vois la violence masculine partout ou presque… » Oui, beaucoup de choses me déplaisent dans notre société néo-libérale, patriarcale, ultra-violente, obscène, dans notre culture du viol, dans notre société de consommation, productiviste, marchande ! Cela t’étonne ? Effectivement, je vois de la violence patriarcale partout. PATRIARCALE Michel. Et des femmes, donc, sont tout aussi susceptibles d’en user que des hommes. Qui excise les filles, par exemple ? Des hommes ou des femmes ? Ce sont des femmes qui mutilent leurs filles pour servir les patriarches. Il faudrait, tout de même, que tu ne fasses plus des raccourcis comme le font la plupart des anti-féministes de base, en réduisant notre lutte contre le patriarcat et ses violences en une lutte contre les hommes et leurs « violences masculines » qui seraient innées ! C’est justement parce qu’elles ne sont pas innées mais acquises que les féministes se battent et que leurs combats ne sont pas vains. J’en connais peu, mais j’en connais tout de même quelques-uns, qui, tout en ayant gardé leur bite et leurs couilles, tout en étant restés « masculins », n’en sont plus à user et/ou abuser de violence patriarcale. Malheureusement j’en connais un nombre beaucoup plus important, de sexe féminin et de sexe masculin, qui usent et abusent de violences patriarcales et la plupart d’entre elleux en toute inconscience … puisqu’ellils sont persuadé.es d’être libres, de ne jouir d’aucun privilège, d’être des cas « à part ». Pourquoi ces dernier.es sont-ellils « plus pire » 🙂 que les autres misogynes notoires, machos affichés, brutes épaisses décomplexées, marâtres castratrices/exciseuses ? Parce que, justement, les féministes ne cherchent pas la bagarre et la confrontation toutes les cinq minutes, ellils ont besoin de repos, ellils ont besoin de pouvoir faire confiance dans les autres, de ne pas être continuellement sur leurs gardes, de pouvoir se confier … et quand les personnes à qui ellils se sont confié.es, croyant avec candeur en leur rigueur intellectuelle, leur capacité d’introspection, leur capacité d’empathie,  semblent d’un seul coup ne plus rien comprendre, user d’euphémismes, minimiser des faits ou les nier, ne plus être capable de s’analyser et être sourdes aux vécus des autres puisqu’elles ne sont plus qu’à leurs propre écoute, cela est d’autant plus violent pour ellils. Par exemple, je me sens d’autant plus trahie par un homme qui a pu m’écrire ce commentaire : « Enfin, voilà, je suis lesbien et je supporte … » suite à mon article qui finissait par : «  Il va falloir supporter que je publie quotidiennement des statuts, articles et vidéos féministes tant que ces « tant » existeront. » et qui est aussi capable, aujourd’hui, de m’écrire : « Je constate que beaucoup de chose te déplaît et que tu vois la violence masculine partout ou presque… Même dans l’humour et les taquineries que j’aurais qualifiées d’amicales… » Ha oui ? C’est de l’humour et des taquineries amicales de ta part de me dire que cela t’excite que je tire la langue? Il y en a d’autres qui trouvent excitant aussi les femmes qui se foutent en rogne, même certains qui sont tellement excités qu’ils les violent ces femmes ombrageuses et qui les violent d’autant « mieux » 😦 qu’elles se rebiffent et ne restent pas inertes ! 😦  Je ne dois surtout pas me sentir offensée ? Je n’ai pas d’humour ? Que tu ne sois pas capable de te rendre compte en quoi je les trouve insultantes tes « taquineries amicales » passerait encore, mais quand je te l’écris et t’explique pourquoi je les trouve particulièrement déplacées et que tu nies mon ressenti, Michel, vraiment désolée, mais cela ne va pas apaiser ma « rancœur » à ton égard… et pas,  encore une fois, à l’égard de tous les hommes que je connais et ai pu connaître dans ma vie. Là c’est toi et seulement toi qui m’écœure.

« Je ne m’autoproclame pas expert de quoi que ce soit. Pas plus que je ne vais nier certaines expériences ni croire ne plus rien avoir à apprendre… » Oui, tu n’as peut-être pas écrit « expert en clitoris » mais à plusieurs reprises tu nous as bien fait comprendre que tu savais ce qu’étaient le désir et le plaisir féminin, déjà rien qu’avec ces mots : « je suis lesbien » c’était très clair !

« J’en viens même à ressentir moi aussi une certaine violence dans ton ironie… » Oh ben oui, tiens, tu ne seras pas le premier à m’accuser d’être violente et à te considérer comme un pacifiste bienveillant qui n’a jamais fait que des blagounettes adorables pour alléger le débat alors que j’usais d’ironies agressives pour le plomber !

« Je ne vois rien d’humiliant pour qui que ce soit dans le fait de susciter du désir ou des envies… Je ne vois non plus rien de violent dans le fait de bander, cette une réaction saine et naturelle et c’est dans sa condamnation et sa réprobation que je perçois de la violence. » Non, il n’y a rien d’humiliant pour qui que ce soit dans le fait de susciter du désir ou des envies. J’aime beaucoup susciter du désir et des envies…. Particulièrement susciter du désir et des envies des personnes qui ME suscitent du désir et des envies. Et particulièrement aussi quand je suis détendue, en forme, en confiance, dans un contexte et un environnement propice à les partager.  Mais pas forcément que l’on m’en fasse part n’importe où, à tout bout de champ, de façon réitérée, surtout quand je n’y ai pas répondu avec enthousiasme et particulièrement quand un débat est en cours et qu’il n’est qu’un moyen de ridiculiser l’autre en lui rappelant bien que quoi qu’ellil dise, pense ou fasse, ellil n’est qu’un objet sexuel, une « provocatrice de bandaison », une bouche à pipe! Comme ta « réaction » vis-à-vis des femmes voilées. Elles ne se voilent pas toutes juste parce qu’elles sont soumises à leur imam, leur père/frère/mari/communauté/culture, mais parce qu’elles n’ont pas envie de susciter des désirs masculins intempestifs, réellement, elles ne veulent pas être continuellement reluquées, réellement, elles ne veulent pas être considérées, réellement, comme des objets sexuels, elles ne veulent pas être évaluées continuellement, et réellement ,  sur leur apparence physique, elles ne veulent pas subir continuellement l’intrusion dans leurs pensées du désir qu’elles suscitent ! Alors non, il n’y a rien de violent dans le fait de bander. C’est sain et naturel, en effet. Sa condamnation et sa réprobation sont violentes, oui. Mais ce que je réprouve et condamne c’est le fait d’en faire un étalage permanent, dans n’importe quel contexte et lieu, sans se soucier aucunement du désir de l’autre. Une femme voilée montre avant tout par le port de son voile qu’elle n’a AUCUNE ENVIE de susciter le désir de TOUS les hommes. Et que ce soit, je le répète, une aliénation pour elle selon toi, cela reste, je pense, sa volonté à elle. Encore une grande phrase féministe : « Ne me libérez pas, je m’en charge ! ». Ai-je jamais condamné un homme parce qu’il bandait ? Non ! Ai-je condamné des hommes parce qu’ils harcelaient sexuellement des femmes, qu’ils les jaugeaient sur leurs apparences physiques, qu’ils les « érotisaient » en permanence, qu’ils utilisaient leurs bandaisons comme d’armes ? Oui. Et encore une fois Michel, j’ai bien dit « des hommes » et non pas « tous les hommes », ok ?

«Je ne pense pas que toutes les femmes en ont marre du désir des hommes. Et une envie passagère n’est pas non plus une obsession. «  Ben oui, toutes les femmes n’en n’ont pas marre du désir des hommes. Je n’en n’ai pas marre du désir des hommes. J’espère bien que l’homme qui suscite principalement mon désir aujourd’hui va continuer à bien bander pour mes fesses figure-toi ! Et j’espère bien que mes fils banderont fréquemment dans leurs vies, je t’assure ! Et qu’aucun d’entre eux ne sera continuellement frustré sexuellement et/ou ne devra pas frustrer des tas de femmes emplies de rancœur (comme leur vieille mère toute desséchée, pudibonde et castratrice hein Michel ? ) Mais je connais peu de femmes cependant qui n’en n’ont pas marre du harcèlement sexuel de rue/de travail/des « blagues » sur l’envie qu’elles suscitent quand elles prennent la parole leur rappelant qu’elles sont avant tout 3 trous à remplir par des bites en érection / des violences sexuelles, mais pas seulement, qu’elles subissent uniquement parce qu’elles sont nées avec un vagin pénétrable et des ovaires ovulant/des « blagues » sur leurs incompétences intellectuelles, etc./des discriminations qu’elles subissent et qui sont, au mieux, minimisées par leur entourage/des privilèges masculins qui sont également niés par leur entourage/ etc.

« Et apparemment je ne suis pas le seul à percevoir une certaines violence et de l’agressivité dans tes propos… » Oui, c’est extrêmement violent et agressif une féministe … avec des mots blessants, avec des vérités toutes crues, avec des ironies féroces, avec des dénonciations culpabilisantes, avec des témoignages obscènes, c’est vrai ! Mais comme le disait Benoîte Groult : « Le féminisme n’a jamais tué personne, le machisme tue tous les jours ! » Et oui, tu n’es pas le seul à percevoir une certaine violence et de l’agressivité dans mes propos puisque mes propos sont violents et agressifs, je trouve cela parfaitement logique ! Et tu sais ce qui m’étonne, par contre ? C’est que depuis que je suis régulièrement agressive et violente quand je dénonce notre société immorale et violente, ou quand je me sens dénigrée, infantilisée, sermonnée, culpabilisée, raillée, rejetée, insultée, harcelée, etc. par l’un.e ou l’autre de mes interlocuteur.trice/proche ou inconnu.e ; c’est que de 1. Oui, c’est libérateur et que je ne ressasse plus pendant des semaines voire des mois ma « rancœur ». Il m’arrive encore d’en faire une nuit blanche, mais cela ne dure pas et ne me coupe pas, en sus, l’appétit et ma joie de vivre, c’est le top !  de 2. Cela encourage beaucoup d’autres à, enfin, se révolter, se faire respecter, dénoncer, ne plus se faire des ulcères. De 3. Ne plus être si souvent dénigrée, infantilisée, sermonnée, culpabilisée, raillée, rejetée, insultée, harcelée, etc. Celleux qui sont incapables de reconnaître des faits, des privilèges, des iniquités, des violences, des discriminations, celleux qui ne peuvent avoir avec les autres que des relations toxiques, de « dominant.es et de dominé.es », de « maître.sses et d’élèves », celleux qui « croient » et ne doutent pas, celleux qui blessent les autres en toute inconscience et donc, irresponsabilité…. Ben, maintenant que je ne les ménage plus, ellils ne viennent plus trop me faire chier avec leurs désirs, leurs frustrations, leurs « besoins » d’une maman/une putain/une bonne conscience/une médaille/un compliment/une écoute attentive/etc.

« Tant que cela n’en devient pas une habitude…
Il y a un temps pour tout… «  Oui, donc, il est évident qu’ici, avec toi, je n’avais aucune raison d’être agressive, vu que toi, tu considères que tu étais totalement impartial, enjoué, bienveillant, que tu n’usais d’aucun terme offensant et d’aucune technique patriarcale, que tu ne minimisais ou déniais aucun de mes propos, que tu n’ironisais pas ! Ben, désolée Michel, mais depuis ton premier commentaire jusqu’au dernier je n’ai pas perçu une seule fois ton impartialité, ta bienveillance, ton humour, ton respect, ta candeur, ta joie de vivre et, aujourd’hui, j’estime que, pour moi et pour bon nombre de femmes il est plus que temps de se foutre en rogne régulièrement et que cela devienne une bonne habitude ! Car l’on a perdu bien trop de temps à braire à la place, à avoir la trouille à la place et à se sentir coupable à la place … et à ménager la susceptibilité des autres …. à la place de ces dits « autres » ! Si ma colère est fréquente c’est qu’elle est fréquemment provoquée, car je le répète, les violences faites aux femmes sont des problèmes majeurs sur notre planète et pas seulement dans les pays vivant sous le joug des religieux et/ou des dictateurs. Et dénoncer des violences, des iniquités, c’est violent. Il n’y a pas moyen de les emballer pour qu’elles puent moins, de les édulcorer pour qu’elles soient moins amères et de les hiérarchiser pour ménager celleux (mais surtout ceux) qui se sentent génés.es aux entournures pour l’une ou l’autre de celles-ci.

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« LA NON-VIOLENCE EST PATRIARCALE … Le patriarcat fournit à la fois le droit et l’aptitude à user de la violence exclusivement aux hommes. Avec le genre, comme avec la race, la Non-violence suppose qu’au lieu de se défendre contre la violence, nous devrions souffrir patiemment jusqu’à ce que la société se mobilise pour s’y opposer pacifiquement (ou que nous devrions attendre un «changement» global vis à vis de toute agression qui nous menace individuellement).
La plupart des partisans de la non-violence la présenterons généralement non seulement comme une pratique politique bornée, mais comme une philosophie qui se devrait de pénétrer le corps social et de déraciner la violence dans toutes ses manifestations. Mais les pacifistes semblent ne pas avoir donné à la violence du patriarcat toute la considération qui lui est due. Car après tout, dans les guerres, dans les révolutions sociales, et dans la vie quotidienne, les femmes et les trans-genres sont les premiers récipiendaires de la violence en société patriarcale. » 

https://violenceparfoisoui.wordpress.com/2012/12/18/gelderloos-nonviolence-fr-chapitre4/

http://cafaitgenre.org/2013/08/26/arguments-anti-feministes-2-tu-es-trop-agressive-cela-nuit-a-ton-message/

 » Parmi les mauvaises raisons pour ne pas poser nos limites, du moins pas ici et pas maintenant, il y a plusieurs grandes familles :

– La banalisation de l’événement ou de nos propres sentiments (« Ce n’est pas grave » ; « Je me fais des idées » ; « Je suis trop susceptible »).

– Chercher des excuses à autrui (« Sans doute qu’il/elle n’a pas fait exprès », « Peut-être il est frustré parce que son chef lui porte sur les nerfs, que sa femme l’a quitté, ou que son club de football a perdu »).

– Le souci du qu’en-dira-t-on (« Qu’est-ce que vont penser les voisins s’ils m’entendent crier comme ça ? », « Si je me fâche pour ça, j’aurai l’air ridicule »).

– Les circonstances non pertinentes (« Mais c’est mon ami quand même », « On ne va quand même pas se disputer à Noël »).

N’oublions pas : une agression est une agression, point à la ligne. Elle ne fait pas moins mal parce que la victime est susceptible, parce que l’agresseur a des problèmes, parce que les voisins pourraient avoir une moins bonne image de votre couple s’ils le savaient ou parce que c’est Noël. Une agression est une agression parce qu’elle fait mal, émotionnellement ou physiquement, et c’est une raison suffisante pour la stopper. »

http://www.editions-zones.fr/spip.php?page=lyberplayer&id_article=60#chapitre3

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Une réflexion au sujet de « Du patriarcat chez les anarchistes … »

  1. Ping : Du patriarcat chez les hommes qui se croient « progressistes  | «Caroline Huens

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