Pourquoi j’use du profil Facebook de mon fils cadet …

Pourquoijuseduprofil… quand je suis censurée sur Facebook à cause d’une dénonciation anonyme pour mon comportement « atypique »…. c’est le moins que l’on puisse dire.

Le père de mes fils est un pervers narcissique qui m’oblige, depuis qu’il « m’a fait l’honneur » de me donner son sperme pour que je puisse devenir mère sans « faire un enfant dans le dos »à l’un de mes  » princes pas charmants » de patriarches de mes deux ovaires non-défaillants, à lui prouver sans cesse ainsi qu’à ma propre famille, que je ne suis plus sous son emprise et que je n’ai BESOIN DE PERSONNE pour prendre MA PROPRE DÉFENSE ainsi que CELLES DE MES FILS qu’il MALTRAITE ET QUI LE CRAIGNENT ….plutôt que de l’aimer et de LUI ACCORDER LA MOINDRE CONFIANCE !!!

http://guillaumeleroy.blogspot.be/2013/06/la-psychopatriarchie.html

http://www.sophia.be/app/webroot/files/De%CC%81pliantpsyfem.pdf

Méthodes éprouvées par mes bons soins de MÈRE ENFIN DIGNE !!! … suivez donc mon exemple plutôt que…le sien et le vôtre si vous ne savez pas vous regardez dans un miroir et enlever la poutre dans votre œil  et faire VOTRE EXAMEN DE CONSCIENCE DE VOS ACTES….ou NON-ACTES ! 🙂

http://www.marre-des-manipulateurs.com/parents-toxiques/

https://carolinehuens.wordpress.com/2016/08/05/a-poil-avec-mes-peintures-de-guerre-et-en-tongs-au-commissariat-de-saint-gilles/

https://carolinehuens.wordpress.com/?s=la+censure+je+lui+dit+merde+&submit=Recherche

http://guillaumeleroy.blogspot.be/2014/12/il-faut-enlever-le-pouvoir-aux-psys.html

https://www.ababord.org/La-psychiatrisation-des-problemes

http://les-etats-d-anne.over-blog.com/article-mouvements-sociaux-apres-la-criminalisation-la-psychiatrisation-102837655.html

 »

Bien que la « folie » recouvre au moins une vingtaine de sens et d’usages divers, elle est aujourd’hui, dans notre imaginaire, étroitement associée à une maladie mentale violente qu’elle ne suffit d’ailleurs plus à décrire à elle seule. On ne se contente plus de dire que nous sommes folles. On détaille. Façon puzzle. Nous sommes : psychotiques, démentes, délirantes, nous exagérons, nous fantasmons, nous entendons des voix, nous radotons, nous imaginons, c’est dans notre tête, c’est dans nos gènes, dans notre matrice, c’est l’âge ou la couleur de notre peau, c’est à cause de notre mère, c’est de la sorcellerie, nous l’avons bien cherché. Nous sommes aliénées, bipolaires, tripolaires, schizophrènes, mentalement déficientes. Faibles. Débiles. Casse-pieds. Plus ceci et moins cela. Crac, boum, pif.

Pourquoi ? On aimerait bien savoir pourquoi…

Plonger dans les racines de la folie pourrait précisément être considéré comme une démarche extravagante ; pourquoi, oui, pourquoi aller, les genoux à terre, couper l’herbe folle en quatre, quand on peut, d’un coup de baguette médicale, retrouver la raison, se coincer dans la petite case, se glisser dans la camisole de la normalité ? Et se contenter de ce que constatait finement ce grand connaisseur des femmes, le poète romantique du 19e siècle, Alfred de Vigny : « Les femmes ont des accès de folie inexplicables »…

Inexplicables, on vous dit !

Mais il faut croire que nous, enfants insatisfaites et affamées, aimons toujours bien savoir pourquoi, oui pourquoi ?

Pourquoi serions-nous responsables de nos petites folies ? 
Pourquoi devrions-nous subir les grandes folies ?

Qui sont les vrais fous dans ce couloir d’hôpital ?

Qui sont les vrais fous dans cette société, dans ce monde sexiste, raciste, violemment libéral ?

Et comme nous sommes vraiment mal élevées, nous disons : zut !

Et nous tirons la langue, au risque de nous faire censurer par Facebook pour outrage aux bonnes mœurs.  » https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2016/04/06/le-feminisme-est-un-puissant-levier-de-resistance-pour-rendre-aux-femmes-leur-autonomie/ 

https://carolinehuens.wordpress.com/?s=la+censure+je+lui+dit+merde+&submit=Recherche

https://carolinehuens.wordpress.com/2016/08/05/a-poil-avec-mes-peintures-de-guerre-et-en-tongs-au-commissariat-de-saint-gilles/

Comment gérer une sale féministe : mode d’emploi

—– Mail transféré —–
De : caroline huens <huenscaroline@yahoo.fr>
À : caroline Huens <huenscaroline@yahoo.fr>
Envoyé le : Vendredi 27 février 2015 23h31
Objet : Dois-je faire une main courante?

 

Selon le jugement du tribunal de la jeunesse du 15/02/2011, il a été décidé que les enfants seront hébergés en alternance, une semaine sur deux chez chacun de leurs parents, le relais se faisant le vendredi à 18H00; …
 
… il est 19H22 et je constate que les enfants ne sont pas revenus chez moi alors que l’alternance a repris depuis les congés de carnaval qui, étant dans une année civile impaire, m’ont été attribués cette année. Hors il est dit que les parties s’accordent pour préciser qu’à l’issue d’une période de vacances, l’alternance sera remise en vigueur, le premier week-end étant attribué à celui des parents qui n’aurait pas eu les enfants auprès de lui pendant la dernière partie des vacances concernées. 
Le premier week-end qui concerne l’issue de la période des vacances de carnaval était donc le week-end du samedi 21/02/2015 et dimanche 22/02/2015 que tu n’as pas considéré te revenir malgré mon questionnement à ce sujet puisque j’ai demandé à Ulysse de te téléphoner le vendredi soir pour te demander si tu étais bien chez toi pour accueillir nos enfants.
Il n’y a qu’à la sortie des vacances de Noel et de Pâques qu’il est bien précisé que la seconde partie des vacances se termine au jour de la rentrée scolaire. Vu que nous n’avions jusque là pas suivi le jugement à la lettre sans désaccords et avec équité (c’est-à-dire sans rogner des jours de garde à l’autre), je ne m’étais pas attendue à ce que tu me fasses reproche de ne pas respecter le jugement que nous n’avions jamais respecté en ce qui concerne les semaines d’hébergement des enfants et que tu ais recours à ton avocate pour m’infliger une petite humiliation supplémentaire. Mais tu as fort bien fait, car, effectivement, comme je te l’ai dit dans mon mail précédent: » La conciliation est une procédure visant à un accord des parties opposées par un litige avant l’intervention d’une décision potentiellement contraignante et n’est possible que si les deux parties sont de bonnes compositions. » … et ce n’est visiblement pas ton cas car, même avec le jugement rendu écrit en toutes lettres, tu ne comprends que ce que tu as envie de comprendre et, je suppose, que tu comptes les garder également la semaine qui suivra pour pouvoir revenir encore à l’alternance qui te convient et qui ne me convient pas du tout à moi. A l’issue des vacances l’alternance d’une semaine sur deux est immédiatement remise en vigueur Jean-Luc. Et pas forcément une alternance qui nous convienne en comprenant ce que l’on veut comprendre pour que cela « colle » avec ses desiderata. Et donc tu as fort bien fait aussi de me rappeler que je ne dois pas te faire confiance, même si une partie ou des parties de ce jugement n’ont jamais posé de problèmes auparavant et qu’il vaut bien mieux pour moi en connaître le moindre mot et le comprendre parfaitement et ne plus jamais y déroger à moins qu’un changement de situation ou qu’une demande explicite des enfants se fasse. Donc, non, tu n’as jamais   » privilégié le respect de l’esprit du jugement plutôt que la lettre » , et je ne pense aucunement  » … qu’il serait préférable, pour pour toi comme pour moi, de pouvoir poursuivre dans cette voie. » 
 
Alors je veux bien encore une fois être conciliante dans l’intérêt des enfants car il est possible que tu ais organisé l’anniversaire de Laszlo ce week-end et que Laszlo en passant lundi récupérer sa farde oubliée était particulièrement blessé que tu le soupçonne d’avoir voulu te cacher des interros… réussies??? (J’ai du mal à comprendre, moi aussi, dans quel but il aurait voulu te les dissimuler???) et que tu lui ai encore fait des reproches sur son ordre et un devoir …. qu’il avait fait???? Bref, je ne comprends pas comment tu n’as pas encore saisi que la motivation pour l’école, et éventuellement l’ordre et la discipline, cela ne s’acquiert pas avec des remontrances, voire des engueulades humiliantes… et la confiance en soi, non plus! … ni la confiance en l’autre, je te le signale, car je ne suis pas sûre que tu l’ais également compris cela. A ce propos d’ailleurs, tu m’as demandé si j’avais trouvé un psychologue pour Laszlo et je vais te donner, maintenant, le fond de ma pensée en toute honnêteté. Je m’inquiétais pour lui car durant toutes ses primaires Laszlo se faisait martyriser par ses « camarades » que ce soit à l’école ou en vacances. Même avec Gaspard et Paul il arrivait qu’ils prennent un malin plaisir de l’asticoter entraîné en partie par Ulysse. Les disputes aussi entre Ulysse et lui étaient éprouvantes. J’ai beaucoup parlé avec eux pour résoudre ces conflits et leurs jalousies respectives et depuis un an cela ne pose quasi plus de problèmes. Mais il restait que l’athénée Robert Catteau et, surtout, le manque total de psychologie de ses instituteurs/trices et son « gavage », sa « discipline » et son élitisme mortifères le désignaient encore comme un cancre et un fainéant, le soupçonnant de toutes les turpitudes ou nous désignaient comme des parents laxistes ou incapables. Bref, Laszlo me semblait encore mal dans sa peau et je désirais qu’il ait plus confiance en lui et arrête de jouer les boucs émissaires ou les victimes gémissantes ne faisant qu’accentuer le désir de lui donner des claques de la part des autres. A sa rentrée à Charles Jansens, tout a profondément changé. Il rentrait enthousiaste de l’école, les disputes avec Ulysse s’étaient déjà considérablement réduites et Ulysse, lui-même était bien mieux dans ses baskets depuis un an… depuis qu’il t’avait demandé en présence de sa psychologue d’arrêter de lui mettre la pression… d’après ce qu’il m’a dit devant sa psychologue la semaine suivante. C’est à ce moment -là que tu m’avais téléphoné pour me dire , je ne me souviens pas des termes exacts, tu me pardonneras : « C’est une conne (ou une débile ou une incapable…) et j’en apprends plus sur mon fils en discutant 10 minutes avec sa prof de néerlandais dans les couloirs de l’école qu’avec cette psy pendant une séance d’une heure! Je pense qu’il vaudrait mieux le faire examiner par un psychiatre! » (Bon, là, j’exagère peut-être mais, excuse-moi, je trouvais ta « révolte » tellement cousue de fil blanc que j’ai eu cette image en tête dès que tu m’as demandé mon avis!) Alors, maintenant, Laszlo va de nouveau assez mal…mais il a plus confiance en lui, malgré qu’il ait manqué l’école à plusieurs reprises depuis la Noël et que son éducateur ainsi que moi-même nous nous interrogions sur les causes de ses nausées matinales qui n’ont pas l’air d’être liées à des maladies physiques, ni, Laszlo me l’a assuré, à un quelconque harcèlement à l’école… et qu’il continue avec un peu moins d’enthousiasme cependant, mais c’est plutôt normal car il s’est habitué à ce changement d’école salvateur, à apprécier se lever tôt pour pouvoir discuter avec ses camarades. Donc, je n’avais pas jugé bon de chercher un(e) autre psychologue pour lui quand celle à qui j’avais pensé ne pouvait pas le prendre en charge… et parce que je n’ai pas trop d’argent à dépenser aussi, c’est évident. J’ai posé la question à Laszlo quand je l’ai vu lundi car il s’était mis à sangloter. Et là, navrée, oui, il m’a dit qu’il voulait, comme Ulysse, aller voir un psy pour pouvoir te dire que tu reportais régulièrement tes énervements sur lui ou sur son frère. Alors, non, Jean-Luc, cette fois c’est assez! Tu ne veux pas aller consulter un psychologue toi-même, très bien! Tu fais vraiment ce que tu veux de ta vie, je n’ai rien à te dire là-dessus, c’est sûr! Mais, non, je ne paierais pas des séances de psy à Laszlo pour qu’il ose te dire que tu lui fais du tort et qu’il aimerait que tu arrêtes. C’est bon maintenant, j’ai assez donné! Si je dois payer quelqu’un ce sera un avocat pour qu’il défende nos enfants. Je te rappelle aussi qu’il te reste moins de 3 ans pour qu’Ulysse soit majeur et décide de vivre encore la moitié de son temps ou non avec toi ou même de te voir. Je ne suis pas certaine qu’il ait un grand désir de continuer à partager son temps entre ton foyer et le mien figure-toi. Et ne crois pas que je m’en réjouisse. Car, si je me fous complètement de ce qui pourrait advenir de votre relation affective pour toi, je m’en inquiète par contre beaucoup pour lui. Et je ne souhaite pas du tout qu’il coupe les ponts et te raie de sa vie. Moi, sache-le, dès que nos deux fils auront 18 ans, je n’ai plus l’intention de te revoir, de te parler ou de t’écrire. Tu as définitivement perdu le peu de confiance que je pouvais avoir en toi. Tu m’as définitivement usé mon énergie et ma patience. Donc, ce n’est pas utile que Laszlo se tape des séances toutes les semaines chez un psy pendant un an pour te dire que tu ferais bien, toi, d’y aller. Et d’être déçu, comme Ulysse l’a été, que ton amour pour lui ne sois pas suffisant pour que tu te remettes un peu en question. Le problème sera identique avec lui comme il a dû l’être avec toutes les personnes qui ont partagé ta vie intime depuis que tu as toi-même eu  tes 18 ans. Une bonne estime de soi est indispensable pour aimer et respecter convenablement les autres. Nous ne pouvons le faire si nous avons une mauvaise estime de nous-mêmes, c’est-à-dire une trop basse…. ou une trop haute. Ceux et celles qui en ont une trop haute démolissent la belle estime des autres. Je ne sais ce qu’il en est de tes anciennes compagnes ni de l’actuelle, mais ce que je sais c’est que celles de nos fils n’étaient pas très bonnes et qu’elles sont bien meilleures aujourd’hui… malheureusement, elles dégringolent dans leurs chaussettes régulièrement. Il serait temps que cela cesse. Voilà, j’ai enfin vidé mon sac et je vais bien mieux. Je ne m’inquiète juste que d’une chose, et ce n’est pas que tu uses de ce mail pour aller me démolir vis-à-vis de la préfète de l’Athénée Charles Jansens, ni chez un(e) psychologue, un psychiatre ou ton avocate, certes non. Je m’inquiète que cela te sois si difficile à avaler que tu reportes ta colère sur nos fils à nouveau… et particulièrement sur Laszlo, cette fois-ci. Mais, Jean-Luc, je n’ai plus peur de toi aujourd’hui et je prendrai la défense des intérêts de nos fils bien plus courageusement que je ne l’avais fait lors de notre séparation, crois le bien. J’espère que tu parviendras à entendre la voix de la raison et du bon sens… car c’est dans ton intérêt aussi que je t’écris aujourd’hui, même si je n’ai pour toi qu’une piètre estime et qu’il faudrait un miracle pour qu’elle remonte un peu je crois. Mais, franchement, j’aimerais encore croire au Père Noël… encore une fois, dans l’intérêt de nos enfants. 
 
Alors, aussi, je trouve cela étrange que Laszlo ne sois pas passé chez moi à la sortie de l’école pour patienter avant son cours d’escalade comme il le fait toujours même quand c’est ta semaine de garde qui commence. J’espère qu’il n’a pas manqué son cours parce que tu ne voulais pas que je lui explique que ma semaine de garde commençait. Mais, si lundi après l’école les enfants retournent chez toi pour enchaîner une seconde semaine de garde chez toi et réajuster le calendrier à ta convenance, je déposerai une main courante pour non-présentation d’enfants, sois-en bien assuré. 
 
Je te rappelle aussi que cette année civile impaire tu hébergeras les enfants les deuxièmes quinzaines des mois de juillet et août, du 15 du mois 18 heures au 31 du mois, 18 heures… malheureusement, je pense que cela ne t’arrange pas vraiment, mais vu que nous avons préféré revenir à la lettre du jugement plutôt qu’à son esprit, tu devras faire contre mauvaise fortune bon cœur… comme j’ai dû le faire moi-même. 
 
Au cas où tu souhaiterais apporter des ajustements au calendrier établi par le jugement du Tribunal, je t’invite à prendre contact avec ton avocate Mme Vander Stock, elle t’enverra, sans doute, sous peu un courrier officiel pour t’expliquer si ton point de vue peut être respectable et donc respecté par moi en y mettant les formules légales appropriées en ces circonstances.
 
Bien à toi,
 
Caroline  
« Il [le mot « amour »] donne bonne conscience, sans gros efforts, ni gros risques, à tout l’inconscient biologique. Il déculpabilise, car pour que les groupes sociaux survivent, c’est-à-dire maintiennent leur structure hiérarchique, les règles de la dominance, il faut que les motivations profondes de tous les actes humains soient ignorées. Leur connaissance, leur mise à nu, conduirait à la révolte des dominés, à la contestation des structures hiérarchiques. » « Même en écarquillant les yeux, l’homme ne voit rien. Il tâtonne en trébuchant sur la route obscure de la vie, dont il ne sait ni d’où elle vient, ni où elle va. Il est aussi angoissé qu’un enfant enfermé dans le noir. C’est la raison du succès à travers les âges des religions, des mythes, des horoscopes, des rebouteux, des prophètes, des voyants extralucides, de la magie et de la science d’aujourd’hui. Grâce à ce bric-à-brac ésotérique, l’homme peut agir. Du moins il ne demande qu’à le croire pour soulager son angoisse. Mais, dès sa naissance, la mort lui passe les menottes aux poignets. C’est parce qu’il le sait, tout en faisant l’impossible pour ne pas y penser, qu’il est habituel de considérer que lorsque des primates ont enterré leurs morts en mettant autour d’eux leurs objets familiers pour calmer leur angoisse, dès ce moment, ces primates méritent d’être appelés des Hommes. »« Toute une idéologie de la souffrance est ainsi née au cours des siècles, qui a permis aux dominants de s’abreuver aux sources du plaisir en persuadant les dominés qu’ils avaient bien de la chance dans leur souffrance car elle leur serait remboursée au centuple dans l’autre monde. » « On aurait pu espérer que, libérés de la famine et de la pénurie, les peuples industrialisés retrouveraient l’angoisse existentielle, non pas celle du lendemain, mais celle résultant de l’interrogation concernant la condition humaine. On aurait pu espérer que celle résultant du temps libre, autorisé par l’automation, au lieu d’être utilisé à faire un peu plus de marchandises, ce qui n’aboutit qu’à mieux cristalliser les dominances, serait abandonné à l’individu pour s’évader de sa spécialisation technique et professionnelle. En réalité, il est utilisé pour faire un recyclage au sein de cette technicité en faisant miroiter à ses yeux, par l’intermédiaire de cet accroissement de connaissances techniques et de leur mise à jour, une facilitation de son ascension hiérarchique, une promotion sociale. Ou bien on lui promet une civilisation de loisirs. Pour qu’il ne puisse s’intéresser à l’établissement des structures sociales, ce qui pourrait le conduire à en discuter le mécanisme et la validité, donc à remettre en cause l’existence de ces structures, tous ceux qui en bénéficient aujourd’hui s’efforcent de mettre à la disposition du plus grand nombre des divertissements anodins, exprimant eux-mêmes l’idéologie dominante, marchandise conforme et qui rapporte. » « Les sociétés libérales ont réussi à convaincre l’individu que la liberté se trouvait dans l’obéissance aux règles des hiérarchies du moment et dans l’institutionnalisation des règles qu’il faut observer pour s’élever dans ces hiérarchies. Les pays socialistes ont réussi à convaincre l’individu que lorsque la propriété privée des moyens de production et d’échanges était supprimée, libéré de l’aliénation de sa force de travail au capital, il devenait libre, alors qu’il reste tout autant emprisonné dans un système hiérarchique de dominance. » « Toute autorité imposée par la force est à combattre. Mais la force, la violence, ne sont pas toujours du côté où l’on croit les voir. La violence institutionnalisée, celle qui prétend s’appuyer sur la volonté du plus grand nombre, plus grand nombre devenu gâteux non sous l’action de la marijuana, mais sous l’intoxication des mass media et des automatismes culturels traînant leur sabre sur le sol poussiéreux de l’histoire, le violence des justes et des bien-pensants, ceux-là même qui envoyèrent le Christ en croix, toujours solidement accrochés à leur temple, leurs décorations et leurs marchandises, la violence qui s’ignore ou se croit justifiée, est fondamentalement contraire à l’évolution de l’espèce. Il faut la combattre et lui pardonner car elle ne sait pas ce qu’elle fait. On ne peut en vouloir à des êtres inconscients, même si leur prétention a quelque chose d’insupportable souvent. Prendre systématiquement le parti du plus faible est une règle qui permet pratiquement de ne jamais rien regretter. Encore faut-il ne pas se tromper dans le diagnostic permettant de savoir qui est le plus faible. (…) Et tout cela n’est valable que si vraiment vous ne pouvez pas vous faire plaisir autrement. Si, en d’autres termes, vous êtes foncièrement masochiste. Sans quoi, la fuite est encore préférable et tout aussi efficace, à condition qu’elle soit dans l’imaginaire. Aucun passeport n’est exigé. » http://metatv.org/henri-laborit-sur-leloge-de-la-fuite-ou-la-question-des-strategies-de-dominationhttps://www.youtube.com/watch?v=FQcC-VB_W-s

 

 

 

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