Changement politique: « notre œuvre est commune et nous sommes solidaires les uns des autres »…

…  L’anarchie Élisée Reclus 1890

https://resistance71.wordpress.com/2016/08/08/changement-politique-notre-oeuvre-est-commune-et-nous-sommes-solidaires-les-uns-des-autres/

https://jsansonnens.ch/post/don-quichotte-sur-le-retour-de-sabine-dormond/

Ce matin, je suis redescendue dans le creux profond de la vague…ou bien plus profond encore.

Celles et ceux que j’aime ne veulent pas ou n’ont pas les capacités de me suivre, de me comprendre et de me soutenir.

Mes colères quand je prends conscience que pour la dixième, vingtième, trentième , cinquantième, centième fois, l’un.e ou l’autre me gruge, en gruge d’autres, me fuit, est incohérent.e, hypocrite avec moi et tous et toutes… sont trop difficiles à supporter par mes proches … et je ne supporte pas … ou plus .. qu’ellils puissent mieux supporter de vivre avec des gen.tes qui les maltraitent, leur mentent, les exploitent, les méprisent dans une hiérarchie indigne et inique … qu’avec moi qui fait table rase du passé toxique et vit selon des principes et des idéaux bien trop élevés et bien trop coûteux pour encore « faire semblant », « jouer mon rôle » …assigné à ma naissance, et vivre avec elleux…une vie qui n’est plus la mienne…mais qui est encore la leur.

http://www.liberation.fr/planete/2015/10/12/l-ecologie-passe-par-la-transformation-de-soi_1402678

https://carolinehuens.wordpress.com/2016/08/08/lecologie-et-les-emotions/

Je crois qu’il serait plus facile pour moi et pour elleux que j’habite une masure dans un trou de campagne et ne soit pas au plein cœur de Bruxelles où toutes les iniquités sont encore plus frappantes et obscènes, les violences, les agressions, le stress, le bruit, la vitesse et la passion mortifère pour la décadence, l’abjection, la crétinerie si évident.es pour moi… si aveuglant.es pour les autres  pour reprendre les mots d’une féministe expliquant pourquoi personne ou presque ne les voit ou ne veuille les voir ces évidences.

Mes proches, mes amours de fils, mon amour d’homme qui se découvre nouveau, ma famille, mes ami.es… sont entre deux rives….entre deux mondes et sont capables de « petits arrangements avec leurs consciences », de « petits ménagements envers les narcissicismes de celles et ceux qui pensent les dominer et, pire, leur être utiles et nécessaires … et ne veulent pas les sortir de leurs illusions… c’est bien trop humiliant pour tout le monde et bien trop violent, stressant de faire prendre conscience aux autres qu’ellils ne sont que des êtres humain.es avec autant de défauts que de qualités que celleux qu’ellils pensent dominer.

Bref, je ne sais déjà si vous pouvez encore me suivre à ce stade. Comprendre mon infinie tristesse. Celle de ne pouvoir vivre avec celleux que j’aime et qui m’aiment car ellils aiment encore vivre dans leurs illusions et « la paix sociale », « la paix des ménages », l’oxymore des « égalités des malchances » qui serait, énoncé comme cela, un oxymore plus digeste déjà… mais que je ne pourrai plus jamais digérer même si « on » les remplaçaient par un ministère des « inégalités des privilèges et des discriminations ».

Voilà. Aujourd’hui je doute. Je doute de moi, d’un changement possible, ne fut-ce que dans mon entourage proche, une petite cellule, un petit havre de paix. J’ai renoncé à ma grande sociabilité…proche. Je suis misanthrope malgré moi parmi les mien.nes. Ermite dans la foule, dans ma ville, dans ma famille. Je peux être sociable de loin, avec mes ami.es virtuel.le.s pas si virtuel.le.s mais que je ne peux toucher, caresser, embrasser, prendre dans mes bras, à qui je ne peux parler doucement et calmement à tous moments et que je ne peux entendre et écouter avec tendresse et compréhension à toute heure du jour et de la nuit et que je ne peux faire souffrir donc … par mes logorrhées, mes débordements, mes élans, mes folies, mes peurs, mes colères, mes larmes, car quand elles sont trop épuisantes pour l’un.e ou l’autre, un clic et ellil s’en protège. Je ne peux plus avoir d’intimité sociale.Et ce qui me fait le plus souffrir c’est que ma souffrance je ne peux plus la cacher à celleux que j’aime et ne veux pas prendre des psychotropes et des anxiolytiques pour m’abrutir à nouveau et m’obscurcir l’esprit et c’est cela qui fait souffrir celleux que j’aime intimement et qui m’aiment intimement.

« Il [le mot « amour »] donne bonne conscience, sans gros efforts, ni gros risques, à tout l’inconscient biologique. Il déculpabilise, car pour que les groupes sociaux survivent, c’est-à-dire maintiennent leur structure hiérarchique, les règles de la dominance, il faut que les motivations profondes de tous les actes humains soient ignorées. Leur connaissance, leur mise à nu, conduirait à la révolte des dominés, à la contestation des structures hiérarchiques. » « Même en écarquillant les yeux, l’homme ne voit rien. Il tâtonne en trébuchant sur la route obscure de la vie, dont il ne sait ni d’où elle vient, ni où elle va. Il est aussi angoissé qu’un enfant enfermé dans le noir. C’est la raison du succès à travers les âges des religions, des mythes, des horoscopes, des rebouteux, des prophètes, des voyants extralucides, de la magie et de la science d’aujourd’hui. Grâce à ce bric-à-brac ésotérique, l’homme peut agir. Du moins il ne demande qu’à le croire pour soulager son angoisse. Mais, dès sa naissance, la mort lui passe les menottes aux poignets. C’est parce qu’il le sait, tout en faisant l’impossible pour ne pas y penser, qu’il est habituel de considérer que lorsque des primates ont enterré leurs morts en mettant autour d’eux leurs objets familiers pour calmer leur angoisse, dès ce moment, ces primates méritent d’être appelés des Hommes. »« Toute une idéologie de la souffrance est ainsi née au cours des siècles, qui a permis aux dominants de s’abreuver aux sources du plaisir en persuadant les dominés qu’ils avaient bien de la chance dans leur souffrance car elle leur serait remboursée au centuple dans l’autre monde. » « On aurait pu espérer que, libérés de la famine et de la pénurie, les peuples industrialisés retrouveraient l’angoisse existentielle, non pas celle du lendemain, mais celle résultant de l’interrogation concernant la condition humaine. On aurait pu espérer que celle résultant du temps libre, autorisé par l’automation, au lieu d’être utilisé à faire un peu plus de marchandises, ce qui n’aboutit qu’à mieux cristalliser les dominances, serait abandonné à l’individu pour s’évader de sa spécialisation technique et professionnelle. En réalité, il est utilisé pour faire un recyclage au sein de cette technicité en faisant miroiter à ses yeux, par l’intermédiaire de cet accroissement de connaissances techniques et de leur mise à jour, une facilitation de son ascension hiérarchique, une promotion sociale. Ou bien on lui promet une civilisation de loisirs. Pour qu’il ne puisse s’intéresser à l’établissement des structures sociales, ce qui pourrait le conduire à en discuter le mécanisme et la validité, donc à remettre en cause l’existence de ces structures, tous ceux qui en bénéficient aujourd’hui s’efforcent de mettre à la disposition du plus grand nombre des divertissements anodins, exprimant eux-mêmes l’idéologie dominante, marchandise conforme et qui rapporte. » « Les sociétés libérales ont réussi à convaincre l’individu que la liberté se trouvait dans l’obéissance aux règles des hiérarchies du moment et dans l’institutionnalisation des règles qu’il faut observer pour s’élever dans ces hiérarchies. Les pays socialistes ont réussi à convaincre l’individu que lorsque la propriété privée des moyens de production et d’échanges était supprimée, libéré de l’aliénation de sa force de travail au capital, il devenait libre, alors qu’il reste tout autant emprisonné dans un système hiérarchique de dominance. » « Toute autorité imposée par la force est à combattre. Mais la force, la violence, ne sont pas toujours du côté où l’on croit les voir. La violence institutionnalisée, celle qui prétend s’appuyer sur la volonté du plus grand nombre, plus grand nombre devenu gâteux non sous l’action de la marijuana, mais sous l’intoxication des mass media et des automatismes culturels traînant leur sabre sur le sol poussiéreux de l’histoire, le violence des justes et des bien-pensants, ceux-là même qui envoyèrent le Christ en croix, toujours solidement accrochés à leur temple, leurs décorations et leurs marchandises, la violence qui s’ignore ou se croit justifiée, est fondamentalement contraire à l’évolution de l’espèce. Il faut la combattre et lui pardonner car elle ne sait pas ce qu’elle fait. On ne peut en vouloir à des êtres inconscients, même si leur prétention a quelque chose d’insupportable souvent. Prendre systématiquement le parti du plus faible est une règle qui permet pratiquement de ne jamais rien regretter. Encore faut-il ne pas se tromper dans le diagnostic permettant de savoir qui est le plus faible. (…) Et tout cela n’est valable que si vraiment vous ne pouvez pas vous faire plaisir autrement. Si, en d’autres termes, vous êtes foncièrement masochiste. Sans quoi, la fuite est encore préférable et tout aussi efficace, à condition qu’elle soit dans l’imaginaire. Aucun passeport n’est exigé. » http://metatv.org/henri-laborit-sur-leloge-de-la-fuite-ou-la-question-des-strategies-de-dominationhttps://www.youtube.com/watch?v=FQcC-VB_W-s

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