Oui, Tous les Hommes

TRADFEM

par auntiewanda, sur son compte Tumblr « Radfemming », en juillet 2017

Je pensais récemment à la façon dont on s’attend à ce que les femmes « se protègent », mais les hommes s’énervent généralement quand on se méfie d’eux.

Ted Bundy était un type normal, sans prétention. Il a tué plus de 30 femmes, exhibé leurs têtes coupées, violé leurs cadavres.

Il appâtait souvent ses victimes en portant un faux emplâtre ou une fausse écharpe, en paraissant sans défense et en profitant des soins et de l’aide que l’on a toujours appris aux femmes à prodiguer. Il leur demandait de l’aider à amener quelque chose à sa voiture et alors il les assommait.

photo Ted Bundy

C’est pourquoi vous ne devriez pas demander aux femmes d’accorder le bénéfice du doute aux hommes qu’elles connaissent à peine.

Vous ne devriez pas dissuader les femmes d’écouter leur propre instinct, en les traitant de méchantes ou…

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Derrière les barreaux de l’hétérosexualité

 » On ne dit pas des femmes qu’on les apprécie pour leur gentillesse parce qu’il s’agit du mode par défaut des femmes en patriarcat, sous peine de quoi nous sommes ostracisées, abandonnées, punies. Je n’ai jamais entendu aucun homme dire de sa copine qu’elle était « gentille » aussi empathique et serviable soit-elle : tout ce qu’elle faisait pour lui allait de soi, lui était dû. En revanche, ils n’hésitent pas à nous taxer d’égoïstes et de méchantes à la moindre rebuffade, à la moindre entorse à notre devoir de « gentillesse ».
Quand on dit que ce qu’on trouve à tel mec c’est qu’il est « gentil », ce qu’on dit au fond, c’est qu’on n’a pas peur qu’il nous viole, nous torture et nous assassine – ce qui, au demeurant, ne veut pas dire qu’il ne finira pas par le faire. Ce qu’on dit au fond, c’est que notre relation n’est fondée sur rien d’autre que la relative absence de peur que nous inspire cet homme-là, révélant en creux la terreur que suscitent en nous les autres.
Vous vous imaginez si toutes nos relations amicales n’étaient basées sur strictement rien d’autre que l’inoffensivité supposée de ces personnes ? Imaginez-vous la vacuité de nos relations, de nos existences dans un tel monde ? Ils ont réussi à nous convaincre que ce que nous ne tolérerions jamais d’une relation amicale était le comble du bonheur dans le cadre conjugal. »

Le refuge des cotons souillés

Récemment, en faisant un bilan de mes différentes relations hétéroseuxelles, j’ai réalisé que je pouvais classer mes ex hommes en deux grandes catégories : le geôlier et le boulet.

Le geôlier ne se contente généralement pas de nous écrouer, il va contrôler ce que nous mangeons, administrer nos aller-et-venues, chronométrer nos sorties, nous forcer à nettoyer ses saloperies, nous humilier, juste pour le plaisir, nous réveiller en pleine nuit, toujours juste pour le plaisir, son plaisir égoïste voire sadique à lui, nous obliger à nous justifier de choses que nous n’avons pas faites, finir par nous convaincre que nous les avons faites, nous torturer, psychologiquement et physiquement, au point de nous faire perdre le sens de la réalité, au point de nous amener à développer un syndrome de Stockholm carabiné. Alors, il prendra un malin plaisir à nous montrer la porte grande ouverte, peut-être même à nous donner les clés…

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Pères encensés, mères épuisées

« Papa change les couches ? Cuisine des petits pots maison ? Se lève la nuit pour donner le biberon ? C’est un HÉROS.

Mais quand maman fait la même chose, point de regards attendris. Elle ne fait qu’accomplir son « devoir » : la société n’attend pas autre chose de sa part. En revanche, qu’elle faillisse à sa mission, ne serait-ce que pour un jour, et le monde entier lui tombera dessus.

Il y a tout de même quelque chose de fascinant dans ce système patriarcal qui se débrouille toujours pour retourner les choses à son avantage. Ainsi, les activités estampillées « féminines » comme la cuisine, la couture ou l’éducation des enfants sont dévalorisées quand elles sont exercées par des femmes, mais elles gagnent instantanément en prestige dès lors que des hommes s’en emparent. » ❤

Egalitaria

Capture 360brain ©

Papa, maman : un double standard particulièrement prégnant

L’idée de cet article m’est venue alors que je lisais Voicidans la salle d’attente du dentiste sur mon canapé. En une du magazine, des photos du comédien Gad Elmaleh se promenant au parc avec son fils : « Gad Elmaleh : un papa solo qui assure ». Jusque-là, tout va bien.

Mais en lisant cet article dithyrambique, une sensation d’agacement a commencé à m’envahir. Déjà, l’expression « papa solo » est à relativiser puisque G.E n’a pas la charge exclusive de son fils, et qu’il vit en plus… à 9000 km de celui-ci. Mais la véritable question est celle-ci : est-on si en retard que nous en sommes encore à nous extasier d’un père qui emmène jouer son fils au parc ? A-t-on jamais vu un magazine people tomber en pâmoison devant une star qui emmènerait sa fille manger une glace ?

Je n’ai rien contre…

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Misogynie, maternophobie, déni des victimes: LA PSYCHANALYSE, CONTRE- REVOLUTION PATRIARCALE?

Révolution Féministe

            INTERVIEW DE SOPHIE ROBERT

                    Par Francine Sporenda

Sophie Robert est réalisatrice et productrice (https://www.dragonbleutv.com/). Elle a réalisé (entre autres) « Le mur, ou la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme », « Quelque chose en plus », également sur l’autisme, et récemment, « Le phallus et le néant » où 18 psychanalystes s’expriment sur la sexualité. Pour voir le film sur Viméo :  https://vimeo.com/ondemand/lephallusetleneant/334279565

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FS : Vous semblez dire que la psychanalyse est une théorie datée, marquée d’une conception très victorienne des rapports entre les sexes et de la sexualité. Les féministes radicales vont même un peu plus loin, pour elles, la psychanalyse est essentiellement un backlash patriarcal, une riposte au féminisme Première vague. Pouvez-vous commenter ?

SR : Je suis tout à fait d’accord. Je pense que la psychanalyse est la pierre angulaire du patriarcat, née à cette période…

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Jocelyn Crawley : Female Erasure met à la fois en lumière la misogynie contemporaine et l’importance des espaces non mixtes femmes.

Le blog de Christine Delphy

À une époque où le battage fait autour du transgenrisme a amené des activistes queer à remettre en question le concept de femme biologique et à le condamner, les féministes doivent être attentives à ce dossier. Et c’est exactement ce que font les femmes qui ont prêté leur plume collaboratrices à Female Erasure, une anthologie récemment publiée sous la direction de Ruth Barrett.

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Notes pour une théorie du Manarchiste

Pieds de Biche

 manarchCe texte est la traduction d’un article paru en janvier dernier dans Strike Magazine. L’autrice de l’illustration que nous avons également traduite est Suzy X

[CW : misogynie, agression sexuelle, viol.]

Le Manarchiste est le meilleur militant. Il en est intimement persuadé. Le Manarchiste propose les actions les plus radicales, les théories les plus abouties. Lui seul est réellement conscient. Nous avons tou-te-s lu Adorno, mais seul le Manarchiste le comprend réellement.

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– « J’ai survécu à la prostitution en tuant toutes mes émotions »

« J’ai survécu à la prostitution en tuant toutes mes émotions »

par Rebecca Mott

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Discours de Rebecca Mott à laFeminism in London’s Conference 2015

« C’est vraiment formidable de prendre la parole ici. Je suis épatée par le travail acharné et le dévouement qui ont rendu possible cet événement.

J’ai hésité à l’idée de venir. C’est que je trouve le féminisme moderne bien neo libéral, et bien confortable avec le langage antiabolitionniste. Mais je suis fière d’être ici – parce que cette conférence a pris une position forte en appui au modèle nordique, et qu’elle a affirmé clairement qu’il n’était pas question de débattre avec le lobby de l’industrie du sexe.

Je parle en tant que femme radicale qui est sortie de ce milieu, et qui ne peut pas débattre quand je vois et je sais qu’un génocide constant de la classe prostituée est normalisé. C’est un génocide qui est rendu…

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