« J’ai laissé mon mari me violer, et voilà pourquoi… »

« mon avocat m’a dit que la plainte pour « violence domestique / tentative de meurtre » enregistrée par l’Etat après mon appel au 911 était irrecevable puisqu’elle datait d’avant la prononciation du divorce. Et comment je pouvais me plaindre de toutes façons ? Je n’aurais pas dû laisser mes enfants dans cette situation pour commencer. (Mon avocat m’a aussi dit que j’étais séduisante et m’a ensuite demandé s’il y avait des photos de mois nue quelque part sur internet, vous savez, juste au cas où ce sujet allait être soulevé au tribunal). J’ai viré cet avocat, mais il est maintenant juge aux affaires familiales.
J’ai rencontré des conseillers, des juges, des travailleurs des services de protection de l’enfance qui partent du principe que les allégations de maltraitance d’enfant ne sont que des représailles, que je suis une mère trop protectrice ou que c’est parfaitement normal qu’il puisse garder les enfants seul puisqu’il s’est excusé. Après qu’il ait battu notre enfant de quatre ans au point qu’il en ait des hallucinations [post-traumatiques] – il l’a avoué au tribunal -, son régime de visites a été augmenté. Même si tout ce que j’ai mentionné dans cet article, et infiniment plus, est documenté avec des messages, des photos, des pages d’agendas, des rapports médicaux, des rapports d’arrestations, et ainsi de suite, il a toujours l’autorité parentale. Comment peut-on blâmer les victimes de ne pas reconnaître la maltraitance quand notre société entière ne sait pas la reconnaître ? »

Entre les lignes entre les mots

J’ai passé les dernières semaines à me demander si je devais garder cette histoire pour moi ou si j’en avais déjà trop dit, mais je pense qu’il est temps d’avoir d’une discussion ouverte et honnête sur la violence domestique et le viol. Les répercussions de la honte et du silence sont bien trop grandes pour ne pas prendre la parole. Lorsque l’on entend une histoire de violence domestique, on a l’impression qu’il s’agit toujours de récits de victoire – victoire de celles qui ont survécu à un abus passé -. Pourquoi nous n’en n’entendons pas au présent ? Pourquoi nous n’en parlons pas comme un problème continu, plutôt que comme une chose à laisser derrière nous et à dépasser ? Je ne pense pas que c’est très réaliste pour de nombreuses victimes.

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